La ”vendetta” postuma di Parfait Jans

Quando morì, nel settembre del 2011, Le Monde gli dedicò questo ritratto molto efficace dalla penna di Patrick Roger: “Parfait Jans, ancien député du PCF et ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est mort le 24 août à Auxon (Aube), à l'âge de 85 ans. Fils d'immigrés, chrétien, communiste, dandy cultivé, il fut une des grandes figures du "communisme municipal" de la seconde moitié du XXe siècle.
Né le 7 juillet 1926, à Levallois-Perret, dans une famille d'immigrés italiens originaire de la région du Val d'Aoste, Parfait Jans milite très tôt dans les rangs du Parti communiste. Après avoir exercé les métiers d'ajusteur-monteur puis de chauffeur de taxi, il se lance, au début des années 1960, dans une carrière politique qui le conduit, en mars 1965, à devenir maire de Levallois-Perret. Il occupera cette fonction jusqu'en 1983, date à laquelle il est battu par Patrick Balkany.
Parfait Jans est le prototype de ces grands élus des banlieues populaires, de ces "satrapes rouges" bénéficiant d'une forte assise locale, qui ont constitué l'ossature du PCF lorsque celui-ci était encore la force dominante de la gauche. A peine élu maire de Levallois-Perret, il inaugure ainsi la première Fête de la jeunesse en présence du cosmonaute soviétique Youri Gagarine, premier homme à avoir effectué un vol dans l'espace, héros de la "supériorité" des Républiques populaires et modèle pour leurs partis frères.
Il est élu une première fois député en 1967. Son premier mandat législatif est écourté par la dissolution de 1968 qui voit l'arrivée au Palais-Bourbon d'une "Chambre bleue" et Charles Pasqua s'emparer de son siège. Il prend sa revanche en 1973 et il exercera trois mandats consécutifs jusqu'en 1986. Dans le même temps, il inflige une nouvelle défaite aux élections cantonales de 1973 à Charles Pasqua, dans le canton de Levallois-Perret, obligeant ainsi ce dernier à se replier sur Neuilly-sur-Seine.
Parfait Jans a été une des personnalités marquantes de l'Assemblée nationale sur les bancs de la gauche, aussi à l'aise sur les sujets sociaux que sur les questions institutionnelles, ciselant ses interventions avec un goût prononcé pour la belle langue, sans hésiter à interpeller vigoureusement ses adversaires politiques tout autant que ses alliés et partenaires de la gauche”.
Nel 2005 il giornale Le Parisien declinava la sua vita dopo la politica con la descrizione di Christine Henry: “Parfait Jans, l'ancien maire communiste de Levallois-Perret, âgé aujourd'hui de 78 ans, s'est reconverti dans l'écriture. Il vient de signer son vingtième roman intitulé «Roma Doma» et se trouvait samedi dernier à la maison de la Maurienne, sur ses anciennes terres électorales, pour dédicacer ce nouvel ouvrage. Un médaillon en bois sculpté autour du cou et une longue écharpe blanche qui descend sur ses épaules... Parfait Jans a le look de l'artiste. Il est vrai que celui qui a été maire de Levallois de 1965 à 1983 et député de 1967 à 1983 assume parfaitement sa retraite politique. C'est un an avant sa défaite devant Patrick Balkany, l'actuel maire UMP de Levallois, qu'il a découvert la passion de l'écriture. Depuis, l'ex-élu PCF n'a cessé de se consacrer à cette vocation tardive. «Je me mets à mon bureau tous les matins à partir de 8 heures et je noircis des pages jusqu'à 12 h 30. L'après-midi, je sculpte des bas-reliefs, des rinceaux ou des pendentifs en bois», confie celui qui a été ancien ajusteur-monteur en machines outils, mais aussi berger et chauffeur de taxi. Ce touche-à-tout passe allègrement du polar aux livres pour enfants en passant par les romans historiques ou les essais. La quasi-totalité de ses ouvrages font référence au val d'Aoste, la région de ses ancêtres, les Salasses.
Son dernier livre, qui mêle passé antique et histoire récente, ne fait pas exception. Parfait Jans, enfant d'immigrés valdôtains, parle le patois. Et comme on ne se refait pas, il a également décidé de mettre sa retraite et son expérience au profit d'une occupation plus politique : la lutte en faveur de la francophonie. «Cette région francophone du duché de Savoie a été rattachée au royaume d'Italie sans que la population ait été consultée. Un siècle et demi aurait dû suffire pour mettre à genoux ce peuple et enterrer définitivement la francophonie, pourtant, il n'en est rien. J'essaie d'apporter ma modeste contribution à cette grande bataille pour préserver l'avenir culturel de la valléed'Aoste», explique-t-il.
Già, la vicenda umana e politica di Jans, che ho conosciuto bene e che amava in profondità la Valle d’Aosta, pur non avendola – dai resoconti dell’Assemblée Nationale che ho consultato - mai citata nella sua attività parlamentare è legata ai coniugi Balkany in queste ore sotto processo in Francia con una serie di accuse gravi per arricchimenti illeciti e la loro fortuna nacque e si sviluppò a partire dalla sconfitta di Jans, che non nascondeva un comunismo duro e pure con simpatie passate per lo stalinismo, in quel Comune dove arrivarono fra Ottocento e Novecento centinaia e centinaia di émigrés dalla nostra Valle come sua base elettorale.
Ha scritto Erik Doidy su Politix: “Levallois-Perret était au départ un simple lotissement: le «Champ Perret» de Jean-Jacques Perret en 1822, devenu le « Village Levallois » dans les années 1845-1846. Pour Nicolas Levallois, un homme d’affaires, il s’agissait de créer un cadre de vie fonctionnel, combinant les commodités de la grande ville aux «charmes» de la campagne. N. Levallois et le géomètre Rivet pensent alors l’espace urbain dans les termes de l’efficacité et de la rationalité : en témoigne l’aspect régulier des rues, dans leur tracé (de longueur similaire, elles se croisent à angles droits), dans leur équipement (éclairages, égouts installés dès les premières années) ou encore dans leur esthétique (architecture médiocre et fonctionnelle). Cependant, le développement urbain s’y est effectué de manière bien plus anarchique que N. Levallois ne l’avait pensé. Contre la tentation d’une illusion héroïque, I. Joseph et…. Ses plans se sont en effet heurtés à des réalités n’apparaissant pas sur le papier: intérêts des autres propriétaires fonciers, imprévus naturels (la commune se trouve en zone fréquemment inondée), développement industriel croissant. Avec les nombreux ateliers de mécanique, de construction navale ou encore de parfumerie, et l’installation sur place d’une population ouvrière, le «village» initialement prévu s’est modifié en profondeur. L’espace urbain s’est construit à partir de tâtonnements successifs et d’assemblages hétéroclites, davantage qu’à partir d’un plan» maîtrisé. Se sont alors formés les fameux «passages», voies qui ne sont pas tout à fait des rues, investies par des communautés de voisinage et de travail. Dans ces passages, perçus de l’extérieur comme des lieux de perdition et des culs-de-sac mal famés, se serraient les ateliers et s’entassaient les familles. C’est néanmoins autour d’un «attachement aux Passages» que les habitants de Levallois se distinguent de ceux des autres banlieues : «ceux-là, à coup sûr, sont de Levallois» et n’iraient pour rien au monde loger autre part « Les “passages” à Levallois-Perret : ruelles…. Par opposition à la froide fonctionnalité des «cités dortoirs» des années 1960, Levallois-Perret est investie par ses habitants à partir d’accommodements et d’explorations, où les liens sont personnalisés et les usages familiers. Dans les années 1960 et 1970, les «grands ensembles» levalloisiens héritent des sociabilités des «passages» et de fortes solidarités de quartier entre ouvriers français, immigrés du val d’Aoste et immigrés algériens.
Avec l’arrivée de P. Balkany à l’Hôtel de Ville en 1983, après dix-huit ans de municipalité communiste, commence une politique volontariste de reconversion économique et de rénovation urbaine à partir de préemptions. Au fur et à mesure que se poursuivent ces opérations de rénovation et de construction, qu’apparaissent de nouveaux quartiers (le huppé Front de Seine), le tissu social de la ville change en même temps que son visage. De nombreuses familles sont délogées du domicile rénové et relogés ailleurs dans les Hauts-de-Seine, par l’Office départemental des HLM (parfois même au plus loin, jusqu’à Antony). Dans le même temps, une autre population arrive des quartiers aisés de Paris à Levallois, plus abordable que Neuilly”.
Più avanti un passo interessante: “Les travaux de Jean-Gustave Padioleau sur les ressorts du clientélisme dans les municipalités communistes des années 1970 ont mis en avant certains traits que l’on retrouve dans le Levallois-Perret d’avant les années 1980. Ne disposant pas d’un accès privilégié aux instances centrales de décision, le PCF compense cette faiblesse en développant à cette époque des stratégies basées sur les ressources locales (distribution de biens et services municipaux). L’allocation de ces biens, même si elle obéit à un principe universaliste, passe alors par l’intervention de militants qui viennent épauler les administrés dans leurs démarches. Le «dévouement», une «aide personnalisé » et une «attention aux préoccupations quotidiennes» entraînent chez l’administré une obligation morale de reconnaissance et de loyauté. À cette implication des acteurs dans des interactions personnalisées ouvrant sur un impératif moral de réciprocité, s’ajoute une visée politique du clientélisme, qui participe d’un processus d’apprentissage, de politisation des électeurs. Padioleau décrit un clientélisme partisan», qui n’est pas le fait d’un «patron» individuel, mais qui s’articule au Parti. Ce «clientélisme diffus» est décrit au cours des entretiens dans les souvenirs d’anciens habitants de Levallois-Perret lorsqu’ils abordent les mandats de l’ancien maire communiste, Parfait Jans”.
Ma Jans era una persona onesta, a differenza dei Balkany e delle loro speculazioni finanziarie e immobiliari, di cui oggi devono rispondere alla Giustizia e il vecchio Sindaco Jans non può godere di questa soddisfazione.

Émile Chanoux non è un santino

Ci stanno il lutto postumo, il ricordo commosso, la valorizzazione del pensiero, ma di fronte ai personaggi storici bisogna essere cauti ed evitare di disperdere il loro patrimonio ideale e il meglio della loro azione nella logica consumistica "usa e getta" della "politica spettacolo" o della cultura adoperata come semplice abbellimento della povertà del vuoto intellettuale. Per non dire di chi pratica la politica con cinismo affaristico nel bisogno di sedurre le folle con concetti presi a nolo.
Il rischio di essere morto giovane, ucciso brutalmente per non tradire nessuno, diventando un simbolo fatto di idee e di speranze, è quello di vedersi trasformato in una specie di santino senz'anima. Émile Chanoux alla sua epoca faceva paura ai fascisti, ai nazisti ed ai nemici che aveva all'interno della Resistenza per le sue idee federaliste e per le varie opzioni su cui ragionava per il futuro migliore possibile per la Valle d'Aosta dopo il Ventennio e dopo quella Liberazione che lui non vedrà.
Il tempo non lo ha consumato, non abbiamo altre fotografie che quelle poche rimaste, è entrato nel mito delle grandi personalità inespresse perché morte prima di poter incidere ancora più in profondità nel futuro in cui aveva sperato. Leggo spesso cosa scriveva e diceva di lui nelle occasioni pubbliche un suo amico e collaboratore qual era mio zio Severino Caveri, accolto prima della maggiore età nella "Jeune Vallée d'Aoste", dopo che lo stesso notaio ne aveva chiesto il permesso al papà Prefetto.
Il ricordo di Chanoux ha un prima e un dopo. Nel secondo dopoguerra la sua memoria, ancora fresca, è stata coltivata quasi esclusivamente dall'Union Valdôtaine. Altri lo evocavano con cautela o non lo invocavano affatto. Poi con la logica di allargamento a dismisura, ed in certi casi sospetta, degli autonomisti, nasce e si coltiva, in una logica da icona, Chanoux ed il suo pensiero, anche grazie al lavoro di scavo nella sua opera di Paolo Momigliano Levi con il materiale fornito dalla famiglia.
Molti che oggi lo citano e lo tirano per la giacchetta, anche in ambienti che a Chanoux farebbero ribrezzo e con personaggi la cui moralità è indegna di ogni sua rievocazione, non hanno mai letto i suoi scritti, ma hanno capito che usare il suo nome, adoperare sue citazioni fa breccia ed illustra anche il più somaro degli oratori. Ma la retorica è un volto facilmente smascherabile e non basta l'eccesso sentimentale e l'iperbole lacrimosa a nascondere la pochezza di chi strumentalizza il martire valdostano, usato come una foglia di prezzemolo nell'impiattamento dei discorsi leziosi, tipo "nouvelle cuisine", dal ghostwriter di turno.
Chanoux è molto di più e gli si rende giustizia capendo il suo ruolo allora è la sua capacità di visione del futuro, ma non pensando che - suo tramite - si risolvano miracolosamente temi e problemi nuovi, frutto di una società molto diversa dalla sua. Non siamo, per fortuna, di fronte alla logica miracolistica di un Padre Pio, ma di fronte ad un gigante del pensiero politico morto anzitempo nel 1944 a soli 38 anni, età in cui oggi si guarda a certi politici come fossero dei giovanotti.
Ecco perché bisogna tornare spesso e ripetutamente alle sorgenti del pensiero autonomista. Non per proporlo come un rosario recitato a memoria, ma perché da lì derivano spunti da applicare qui ed oggi in una capacità di rinnovare idee e progetti non vivendo di una sorta di rendita. Anche perché spetta a chi vive oggi capire come, nel solco di un patrimonio già vissuto e coltivato, ci si debba adeguare al mondo in cui viviamo, che non è un museo.
Ma il senso del riscatto nel momento di difficoltà è davvero un insegnamento. Chanoux in una lettera del 1930 - citata in un libro di mio zio Severino - annotava di fronte alla difficoltà di far politica a favore degli ideali valdostani nell'ambito del cattolicesimo ufficiale: «Pendant que je faisais cette constatation, mon cœur qui souffrait depuis longtemps de l'agonie de mon peuple, a cru trouver d'autres coeurs qui avaient sa souffrance et ses espoirs. Nous nous sommes par conséquent réunis et, à notre étonnement même, nous avons vu qu'autour de nous bon nombre de jeunes pensaient ce que nous pensions et se sentaient attirés par notre flamme».
Ora come allora, per fortuna, ci sono persone che credono a questo messaggio.

Addio, oleodotto!

La notizia di queste ore offre un quadro ormai certo, come spiega "Le Nouvelliste": "La raffinerie de Collombey sera bien démantelée à partir de 2020. Ses activités ne redémarreront pas, a annoncé mardi un membre de la direction de "Tamoil Suisse", propriétaire des lieux. L'assainissement des parcelles contaminées a même déjà débuté. En 2015, "Tamoil Suisse" annonçait la fin de ses activités de raffinage dans le Chablais. Quelque 230 salariés avaient alors perdu leur emploi. Quelques mois plus tard, le canton du Valais avait fixé un délai de cinq ans à la firme pour décider d'une éventuelle future réaffectation pétrolière du site. C'est désormais une certitude, l'usine ne redémarrera pas. L'entreprise confirme avoir reçu entre dix et vingt dossiers sérieux. Ceux-ci n'ont cependant pas été retenus".
Questo significa la parola "fine", di conseguenza, all'oleodotto del Rodano, che riforniva la raffineria presso Collombey-Muraz, partendo da Genova e passando da Ferrara, Aosta, Gran San Bernardo, raggiungendo Collombey.
Questo oleodotto fu immaginato da Enrico Mattei, il patron dell'"Eni" morto misteriosamente in un incidente aereo mentre era impegnato in una lotta feroce attorno al petrolio con le multinazionali americane del settore. Questo collegamento svizzero era stata una sua intuizione, condivisa da "Fiat" che stava costruendo il tunnel del Gran San Bernardo ed i primi contatti con gli svizzeri risalgono al 1958. Ad opera completata, nel 1964, il progetto prese il via con la realizzazione della prima raffineria in Svizzera, anche se poi l'oleodotto afferente non fu sfruttato come previsto, ma certo serviva al Traforo per ottenere denaro a causa del tubo posizionato nel tunnel per l'attraversamento. Ora, quando mai finirà l'eterno cantiere della canna di sicurezza dove è previsto lo spostamento dell'oleodotto, questo tratto, come il resto, risulterà inutile.
Ha scritto a proposito il dottor Martin Kuder in uno studio sulle relazioni economiche fra Italia e Svizzera: «Gli stretti rapporti economici esistenti fra ambienti economico-finanziari dei due Paesi dopo il 1945 si tradussero anche nella realizzazione di importanti opere infrastrutturali di collegamento fra Svizzera e Italia. La "Fiat" fu fra i promotori e i finanziatori della galleria stradale del Gran San Bernardo, inaugurata nel 1964, tra il Canton Vallese e la Valle d'Aosta. Tale opera venne realizzata anche in reazione al progetto italo-francese del tunnel del Monte Bianco; si temeva infatti che quest'ultimo avrebbe favorito l'aggiramento del territorio elvetico da parte delle correnti di traffico fra l'Italia e l'Europa centro-settentrionale. Dalla galleria del Gran San Bernardo venne fatto passare anche l'oleodotto fra Genova e Collombey. Questa pipeline, promossa congiuntamente dall'Eni e dalla "Société Financière Italo-Suisse", rappresentò il fulcro dell'ambiziosa strategia avviata alla fine degli anni 1950-60 da Enrico Mattei, presidente dell'Eni, per intaccare il predominio delle grandi compagnie petrolifere angloamericane sui mercati europei».
Certo, per gli svizzeri il problema sarà il riutilizzo dell'area, come ricorda sempre "Le Nouvelliste": "Le Rhône la partage en deux parties: les unités de raffinage et de production d'énergie sont situées sur un terrain de 85 hectares, sur le territoire de la Commune de Collombey, dans le Canton du Valais, alors que la gare de chargement s'étend sur une parcelle de 50 hectares sur la Commune d'Aigle, dans le Canton de Vaud, où se trouvent les liaisons avec l'autoroute et la ligne ferroviaire du Simplon".
In Italia resta il problema di cosa fare dell'oleodotto e ciò interessa anche la Valle d'Aosta e buona parte del suo territorio. Il documento più recente, come descrittivo dell'oleodotto sul nostro territorio e quando, dieci anni fa fu il presidente Augusto Rollandin a fare, in Consiglio Valle, il punto della situazione in risposta ad una richiesta del consigliere Raimondo Donzel: «L'oleodotto è costituito da due condotte per petrolio grezzo più o meno parallele, che percorrono il territorio dal confine della Regione Piemonte fino al tunnel del Gran San Bernardo sul nostro territorio evidentemente. La condotta più vecchia è fuori servizio, bonificata e inertizzata in azoto. La condotta più recente è entrata in servizio fra il 1997 e il 1999 e, in relazione alla vita utile di questo tipo di impianti, può definirsi nuovo. In ogni caso le modalità di progettazione e realizzazione e di ispezione ed esercizio adottata da "Eni" rispecchiano lo stato d'arte che la tecnologia attuale consente. L'oleodotto è telecontrollato dalla sala di controllo del terminale di Ferrara e dispone di logiche ed allarmi in grado di chiudere in remoto ed in automatico le valvole motorizzate, che sono dislocate al sezionamento della linea. Sul territorio valdostano in 67 chilometri sono presenti sedici valvole motorizzate. L'oleodotto viene ispezionato ogni quattro anni con veicoli intelligenti ultrasonori che viaggiano spinti dal fluido stesso. Questi strumenti permettono di leggere con estrema accuratezza per tutta la lunghezza lo stato di conservazione in termini di corrosioni, ammaccature o altri difetti. Nel caso in cui lo strumento legga riduzioni di spessore inferiori al limite, si procede direttamente alla sostituzione della barra di tubo che presenta il difetto. L'ultima ispezione risale al 2008 e non ha evidenziato criticità. La condotta è segnalata sul territorio da palline gialle ed arancioni, recanti il numero verde di emergenza. Oltre alle ispezioni e al telecontrollo sono previste altre tipologie di controllo non automatizzate, operate secondo frequenze che sono proceduralmente stabilite e sono le seguenti: settimanalmente i guardialinee "Eni" ed i guardialinee di società appaltatrici percorrono alcuni tratti della condotta, alternandosi fra loro e con particolare attenzione alle zone più sensibili, perché urbanizzate o perché sono presenti ad esempio corsi d'acqua; settimanalmente vengono effettuati i sorvoli in elicottero allo scopo di verificare anomalie macroscopiche: frane, abusi edilizi, deposito di materiali non autorizzati sulla fascia asservita, integrità della cartellonistica di segnalazione; semestralmente viene eseguito un pedonamento dall'inizio alla fine del tracciato; circa due volte l'anno viene operato lo sfalcio e pulizia da vegetazione della fascia asservita; ogni due anni, e nel caso di anomalie, si provvede alla verifica di interramento della condotta in corrispondenza dell'attraversamento dei corsi d'acqua. Se il franco di interramento minimo, variabile a seconda del tipo di corso d'acqua, risulta non rispettato si provvede, previo ottenimento dei permessi, al ripristino.
Inoltre in Valle d'Aosta è presente un presidio fisso "Eni" presso la stazione di rilancio di Pollein ed un presidio fisso all'impresa di manutenzione ed emergenza convenzionata. Si consideri infine che "Eni" si è dotata di un meccanismo per far fronte alle emergenze, denominato "Dispositivo emergenza oleodotti", trasmesso a tutte le Prefetture del Paese, che prevede in dettaglio le modalità di intervento del personale reperibile "Eni" e del personale delle imprese convenzionate per la gestione delle emergenze ambientali»
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E ora cosa capiterà? Si potrà pensare ad un uso alternativo o l'opera resterà lì inattiva, come avviene già con la condotta dismessa?
Un amico fantasioso mi diceva l'altro giorno che si potrebbe pompare acqua di mare da usare per sghiacciare le strade in modo più ecologico, un altro astrologava sulle fibre ottiche. Chissà se sono intuizioni brillanti.
Certo, mettere qualcuno a rifletterci sopra non sarebbe male.

«Todos caballeros (autonomistas)»

Partiamo da una storia da inquadrare fra le "fake news" del passato. Non so se abbiate presente l'espressione spagnola «Todos caballeros» (in italiano «Tutti cavalieri»). Sarebbe stata pronunciata da Carlo V davanti ad una folla paludente, durante una visita ad Alghero (dove ancora oggi ci sono gli eredi dei catalani giunti come coloni nel Trecento) avvenuta tra il 7 e l'8 ottobre del 1541.
L'espressione è oggi utilizzata in tono dispregiativo per descrivere quelle proposte tendenti ad estendere urbi et orbi dei particolari privilegi, annullando così di fatto la distinzione o il prestigio derivante dagli stessi; allo stesso modo viene utilizzata per connotare l'esito di una vicenda nel quale tutti si proclamino vincitori.
Sul perché avesse detto quella frase, dando per ora per buono che ci sia stata, ci sono diverse teorie: un riconoscimento alla tenuta della comunità catalana a due secoli dall'arrivo in terra sarda; un saluto ad illustri cittadini locali che avrebbero seguito il Re in una spedizione a Tunisi; un plauso per la mattanza di animali - avvenuta in una sorta di "corrida" - che sarebbero state imbarcate come provviste per il viaggio in Africa; una risposta maldestra ad una folla che reclamava per filarsela via in fretta (si dice per impellenti esigenze fisiologiche...). Già questa serie di ipotesi scricchiola.
Scrive sul tema "Sarda News" in modo tombale un autore di cui non ritrovo il nome: "Avendo constatato come sia ancora radicata, così fra i divulgatori come fra gli uomini di cultura, la convinzione che l'imperatore Carlo V, in occasione della sua visita alla Città di Alghero nel 1541, abbia elevato tutti i suoi abitanti alla dignità cavalleresca, mi sento in dovere di avvertire, come algherese, che si tratta in realtà di una frottola tendenzialmente canzonatoria della quale si ignora l'origine.
Ho letto da cima a fondo, sia nella versione originale in lingua catalana, sia nella traslazione in lingua italiana proposta tempo addietro dal nostro concittadino Mario Salvietti (vedi "Carlo Quinto in Alghero. La relazione di Johan Galeaҫo nell'originale trascritto, tradotto e commentato", Edizioni del Sole, Alghero 1991), il resoconto delle due giornate trascorse dall'imperatore del Sacro Romano Impero sul suolo algherese, e posso assicurare che in nessuna parte di quel documento storico si fa cenno ad un fatto come quello in questione.
Johan Galeaҫo era un notaio algherese che all'arrivo di Carlo Quinto ricopriva l'ufficio pubblico di consigliere civico, e come tale era stato incaricato dall'Amministrazione di stilare una relazione ufficiale da conservare nell'archivio cittadino ad eterna memoria dell'avvenimento. Egli assolse il suo compito con grande scrupolo e precisione, spesso accompagnando il sovrano nei suoi spostamenti, talvolta dando ascolto a quanto potevano riferirgli altri personaggi autorevoli. Dobbiamo a lui la conoscenza dell'espressione «Bonita y bien asentada» sfuggita al monarca mentre, attorniato dalle massime autorità locali, osservava la roccaforte dall'alto di un poggio poco distante dalla Torre dello Sperone"
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Insomma: il Re non l'ha detta questa frase, ma è rimasta lo stesso nel significato poco simpatico, ma così sintetica da diventare proverbiale.
Perché ne me occupo? Per tigna ("puntigliosità" suona meno popolaresco), guardando come non mai allo schieramento politico valdostano e al «Todos autonomistas», che ormai impazza.
Ho già detto un miliardo di volte che non è carino il gioco, che sembra quel "t'amo, non t'amo" con cui si sfogliano i petali di una margherita, nel dire «questo è autonomista, questo non lo è». Per fortuna, almeno nell'Assemblea regionale, basta ascoltare gli interventi e leggere gli atti per capire chi è nemico dell'Autonomia o chi manca del più elementare "A-B-C" e sarebbe bocciato anche al più banale quiz con caselline "vero/falso" su storia e geografia valdostane.
Ma quel che è importante - per evitare il «todos» che mischia non solo pere e mele, ma ci aggiungerei altri frutti - è che bisogna ormai essere precisi. Ci sono nello scenario "indipendentisti", cui andrebbe chiesto di spiegare con chiarezza come, quando e perché muoversi sul terreno indipendentista, che ha solide necessità giuridiche da risolvere, come dimostrato - che so - da Scozia, Québec o Catalogna. Ci sono poi i "federalisti", che anche in questo caso dovrebbero meglio esplicitare quale progettualità sottende questa definizione, che è come i colori dell'arcobaleno per via delle molte strade percorribili. Ci sono poi gli "autonomisti" e anche per loro non basata l'etichetta e si chiude la storia, perché lo Statuto attuale ed un eventuale Carta costituzionale futura possono dire cose diverse, come la gradazione di un vino. Scendiamo poi ai "regionalisti": anche qui se dal titolo passiamo allo svolgimento non basta l'autoproclamazione ma ci vuole chiarezza su che cosa contiene. Infine ci sono i "nazionalisti", intendendo con loro quelli - ma sono in pochi a farlo con chiarezza, chiamandosi fuori dal mazzo - che sono ben contenti se poteri e competenze della Valle vengono trasferiti allo Stato.

Questa storia dei confini

Con molta delicatezza così scriveva Hermann Hesse, vissuto a cavallo fra il l'Ottocento e il Novecento, due secoli insanguinati dalle dispute attorno alle frontiere, quando la guerra era uno dei mali endemici per il Vecchio Continente: «Nonostante il tenero amore che nutro per il mio Paese, non ho mai saputo essere un grande patriota né un nazionalista... E ben presto è nata in me una diffidenza verso i confini e un amore profondo, spesso appassionato, per quei beni umani che per loro natura stanno al di là dei confini... Col passare degli anni mi sono sentito ineluttabilmente spinto ad apprezzare maggiormente ciò che unisce uomini e nazioni piuttosto che ciò che li divide».
Ci riflettevo, leggendo un articolo su "La Repubblica" di Massimo Recalcati, che compara il periodo di Silvio Berlusconi e del suo centrodestra con l'attuale svolta di Matteo Salvini: «difendere i confini, ribadire la propria identità nazionale contro ogni forma di contaminazione e di infiacchimento morale. Il confine subentra alla libertà come oggetto di una nuova passione. E' l'altra faccia della perversione: mentre la prima - quella berlusconiana - rivendicava la libertà senza confini, la seconda - quella salviniana - esaspera il confine come nuovo oggetto pulsionale. Mentre il primo prometteva di trasformare l'Italia in un paese di Bengodi, il secondo si impegna a proteggere l'identità minacciata».
Non è un tema semplice quello delle frontiere, specie in quest'Europa che si accinge a votare il proprio Parlamento e nella discussione ci sono non solo le cosiddette "frontiere esterne", quelle cioè attorno all'Unione europea, ma anche le proprie "frontiere interne", rese dall'integrazione europea aperte prima alle merci e poi ai cittadini dei diversi Paesi membri.
Oggi delle frontiere (che evoca "fronte", cioè la "linea di combattimento" nella terribile Prima guerra mondiale) e dei confini (un limite territoriale tracciato spesso in modo arbitrario per i capricci della Storia) si tona a parlare appunto in questo duplice significato. L'Europa deve affrontare l'impatto delle migrazioni dai Paesi poveri, specie africani, che non è - lo dicono le statistiche - così elevato da creare reali paure.
Ma la gestione goffa della questione e l'impressione di una crescente insicurezza, in parte reale e in parte fomentata, creano una fibrillazione che innesca il riflesso condizionato di chiudersi a riccio e di considerare chiunque una minaccia, senza ad esempio tener conto del principio basilare dell'ospitalità per chi ha diritto all'asilo politico perché perseguitato nel proprio Paese d'origine. Alla fine manca una politica reale, nazionale ed europea, e si segue più il flusso dei rilevamenti d'opinione, che scelte razionali che riguardino il fenomeno nel suo insieme, che oscilla fra «aiutiamoli a casa loro» (ma non si fa) a «ributtiamoli in mare», cui fa da contraltare, all'opposto, la logica «accogliamoli tutti», estendendo ogni forma di accoglienza e protezione anche ai migranti economici. Questa dinamica fatta di mancate decisioni e rotture insanabili genera la situazione attuale di incertezza, la cui cartina di tornasole è la paralisi del rimpatrio di chi alla fine non ha diritto a restare. Costruire i muri è la pia illusione ottica di fermare un fenomeno che trova sempre nuove strade anche per gli interessi di chi sfrutta questa nuova forma di tratta della disperazione.
Vi è poi la questione dei confini interni all'Unione europea. Credo che la Valle d'Aosta nel suo insieme debba dire di "no" a certe derive confinarie. Lo deve fare nel nome delle proprie vicende storiche, che dimostrano dalla notte dei tempi come le Alpi, cui apparteniamo, hanno vissuto millenni in cui le culture vicine erano le stesse e si viveva in un'evidente armonia, fatta di interscambi e condivisione. L'avvento degli Stati ha trasformato sempre più i colli alpini in passaggi per il "via vai" degli eserciti e le montagne in terreno di scontro e di battaglie. Il punto e a capo è arrivato sull'onda degli orrori della Seconda mondiale e della ricostruzione non solo fisica ma morale, dopo gli orrori delle dittature che l'avevano innescata e degli strascichi che hanno diviso l'Europa in blocchi nella fase successiva. Una situazione che si è lentamente appianata perché l'Europa è diventato un fattore comune. Chi oggi vuole invertire la macchina, creare di nuovo i confini, deve fare i conti con una propria scelta anacronistica e pericolosa. Chi attacca l'euro come causa di tutti i mali, non solo è ridicolo nella sua ricostruzione di scenari economici disastrosi causati dalla moneta comune, ma attacca un simbolo che era esempio preclaro del comune senso di appartenenza che si concretizza nella cittadinanza europea. Regredire vuol dire evocare e far tornare fantasmi che fanno paura.
Ci vogliono buonsenso e misura, mentre alla fine tornano comodi - in un mondo in cui sono più gli elementi distruttivi della nostra umanità ad avere il sopravvento - questa continua tensione, questo richiamo agli elementi tribali, quei tamburi di guerra che chiamano a raccolta. Si tratta di un crescendo che non porterà bene e che per le popolazioni di confine, che i confini se li sono trovati in mezzo i piedi, questa escalation è come un buco nero che può risucchiarci e farci male.

Salvini e i Social

Matteo Salvini nello spot di 'VinciSalvini' con i vincitori della prima edizioneLa politica è fatta da programmi, da idee e naturalmente da persone. Il tentativo ingenuo emerso in qualche metodo storiografico di dare alla Storia significati e indirizzi, epurando però il ruolo delle personalità marcanti che intercettano il vento che tira nei diversi momenti, è una grande ingenuità. Nel bene e nel male ci sono uomini e donne che sono - spesso per meccanismi di assoluta casualità - nel posto giusto al momento giusto a vantaggio o svantaggio delle vicende umane di cui diventano un innesco.
Non ho mai conosciuto di persona Matteo Salvini e mi piacerebbe farlo in un contesto che non fosse la brevità di un selfie per capire di più, ma ne seguo con curiosità le evoluzioni, perché con lui bisogna fare i conti e chi lo snobba o lo rende diabolico o "macchiettistico" sbaglia. Anche se in verità questa storia di dividere il mondo in "amici" e "nemici" sembra proprio essere una caratteristica del "salvinismo" e del suo febbrile movimentismo, a differenza della strategia più cauta del "bossismo", che ha fallito infine per certe brutte storie emerse nella gestione finanziaria e familiare del partito, che restano ancora un "tallone d'Achille" che può riemergere dal passato e influire sul futuro.
Certo è impressionate il cambiamento di rotta di Salvini in questa parte della sua ormai lunga vita politica e con lui la Lega ha mutato posizionamento e pelle in modo così netto da essere in certi casi più che una piroetta. Nuove strade che hanno portato la Lega da percentuali sempre più calanti e ininfluenti ad essere primo partito in Italia nelle proiezioni per le imminenti elezioni europee in una lotta fattasi ormai senza quartiere con gli alleati di Governo "pentastellati". Una storia rapida e inaspettata da lasciare stupefatti anche i politologi più accorti, ma la psicologia delle masse resta la grande incognita che stravolge ogni certezza e diventa così rapida nel mutare i suoi umori da bruciare leader come fossero dei cerini.
Lui - «il Capitano», come si definisce lui stesso - da "padanista" convinto è diventato "nazionalista sovranista", la Lega non è più un partito territoriale del Nord ed è venuta meno la bandiera che da federalista ogni tanto si colorava da indipendentista, perché oggi basta ed avanza il tricolore.
E' indispensabile osservare il fenomeno, legato ad una leadership forte e onnicomprensiva, che ha imposto cambi profondi nella linea politica, dimenticando quell'oggetto geografico e politico che fu la "Padania" da piazza San Marco a Venezia al pratone di Pontida.
Resta originale il punto di osservazione della Valle d'Aosta, dove ci sono alcune radici dell'avventura "inventata" da Umberto Bossi. Qui una parte della Lega - specie la componente nota come "Jeune Vallée d'Aoste" - non ha abiurato i pensieri delle origini, ad esempio sulla Resistenza e sull'autodeteminazione, in controtendenza con scelte diverse sull'asse Milano-Roma. Sarà il tempo a dirci se si tratta di una differenza che si manterrà o verrà risucchiata nel centralismo caratteristico di partiti con le leve decisionali nazionali che alla fine soverchiano i particolarismi.
E tuttavia osservare i cambiamenti è utile per capire il futuro, perché - comunque sia - la Lega è anche in Valle una realtà con cui bisogna confrontarsi e chi chiude con nettezza ogni apertura al dialogo - da farsi con "patti chiari e amicizia lunga" - dovrebbe guardare alla storia delle coalizioni in Valle, verificando come il mondo autonomista abbia collaborato nel tempo - con successi e insuccessi facilmente verificabili - con tutte le pedine sullo scacchiere, a seconda delle circostanze.
Tornando a Salvini, credo che la sua svolta più clamorosa - già una delle chiavi di successo dei "pentastellati" - è stato l'uso massiccio del Web e il rapporto "personale" attraverso i "social". Una scelta studiata che ormai passa attraverso uno staff nutrito e certamente costoso, che umanizza il politico che mostra non solo la propria vita pubblica ma la impasta con la propria vita privata, nella logica «è uno di noi». Storia vecchia la coltivazione del mito del "Capo", ma l'uso della Rete è una variante contemporanea, la cui vetta appare essere questa storia - su cui è facile ironizzare - del concorso "VinciSalvini", che prevede premi che vanno dal "selfie" con il leader leghista sino all'incontro personale.
Un culto della personalità che è da sempre arma a doppio taglio, perché paga il contrappasso di una popolarità che si scontra con l'umoralità popolare e con le conseguenze della sovraesposizione mediatica, riassumibile nel vecchio detto "il troppo stroppia", cioè che ogni eccesso è negativo.
Vedremo cosa avverrà sin dalla sfida delle Europee, oggi posta dallo stesso Salvini come una specie di referendum pro o contro di lui.

Vedere e ancora vedere

La locandina del film 'Blindness - Cecità' tratto dal libro di José SaramagoAvere tre figli di diversa età (Laurent ed Eugénie ventenni, Alexis otto anni) consente di guardare alle generazioni più giovani con un ampio spettro, che diventa ancora più vasto perché da "padre tardivo" con una moglie, Mara, di vent'anni più giovane di me, finisco comunque per frequentare trentenni e quarantenni sia per i doveri genitoriali che per la cerchia di amicizie.
E' un esercizio interessante, cui si aggiungono, beninteso, i miei coetanei con cui ci si incontra per lavoro (alcuni sono già pensionati!) e per diletto, avendo infine un osservatorio sui problemi degli anziani con mia mamma quasi novantenne, che offre uno spaccato ancora diverso e da capire di questa nostra società. Trovo che questa gamma di età a confronto sia un utile esercizio intellettuale stimolante, perché consente di misurare dal vivo quanti cambiamenti intervengano.

Un tunnel per la Mongiovetta

Un furgone si inerpica sulla 'Monjovetta'L'attuale "Mongiovetta", tratto "difficile" lungo la "Statale 26" in territorio valdostano, fu realizzata, a totali spese del Duché d'Aoste, nel 1771, e logica fu quella di facilitare il commercio e lo sfruttamento delle acque termali di Saint-Vincent, come ricorda l'incisione sulla lapide che sovrasta i primi tornanti.
Quaranta lire dell'epoca furono spese proprio per far incidere sulla roccia in latinorum quanto segue: "Caroli Emanuel III Sard. Regis invicti auctoritate. Intentatam Romanis viam per aspera Montis Iovis iuga ad faciliurem commerciorum et thermarum usum, magnis impensis patefactam Augustani perfecerunt a MDCCLXXI – Regni XLII".
Questa medesimo passaggio roccioso venne "aggirato" nell'Ottocento con la sottostante galleria ferroviaria (un sistema vecchio, inadatto all'elettrificazione, poco sicuro in caso di incidente e in parte in pericolosa "zona rossa") e negli anni Sessanta vennero costruite in analogia le gallerie autostradali (di cui si prevede finalmente il rifacimento per ovviare all'obsolescenza che innesca problemi di sicurezza).

Senza verità il "caso Regeni"

L'immagine di Giulio Regeni nella campagna di 'Amnesty international'L'omicidio di Giulio Regeni - ragazzo triestino, classe 1988 - è avvenuto in Egitto tra gennaio e febbraio 2016 e da lì è sortito un caso internazionale, che non ha avuto soluzione, malgrado mille promesse. Giulio era un dottorando italiano dell'Università di Cambridge, che stava studiando i problemi sindacali del Paese che lo ospitava, anche alla luce di vasti movimenti di piazza di quei mesi. Rapito il 25 gennaio 2016, venne poi ritrovato senza vita il 3 febbraio successivo nelle vicinanze di una prigione dei servizi segreti egiziani.
Scrivono ora i genitori al Rais egiziano: «Buongiorno presidente Al Sisi, siamo i genitori di Giulio Regeni, il ricercatore italiano sequestrato, torturato e ucciso al Cairo. A marzo di tre anni fa sulle pagine di questo giornale Lei si rivolgeva a noi "come padre prima che come presidente" e prometteva "che faremo luce e arriveremo alla verità, lavoreremo con le autorità italiane per dare giustizia e punire i criminali che hanno ucciso vostro figlio"».

L'istinto di conservazione di certi politici

Le poltrone della Giunta in Consiglio regionaleIl mondo della politica - per chi ci ha lavorato per anni con cariche elettive di vario genere - è un mondo interessante, ma pieno di insidie per chi ci si trova, se non tiene i piedi per terra. Oltretutto - basta guardare statue, cippi, vie e piazze in una città come Aosta - un tempo esisteva una sorta di riconoscimento popolare per chi avesse svolto con onore ruoli pubblici. Oggi si finisce tutti nello stesso mazzo senza distinzioni, e sembra quasi ci si debba vergognare anche quando la propria coscienza (e fedina penale) è pulita. Non lo dico con vittimismo, ma come semplice osservazione scientifica. Per altro se cerchi "Politica" trovi più citazioni irriverenti che serie.
Da «Gli uomini politici sono uguali dappertutto. Promettono di costruire un ponte anche dove non c'è un fiume» di Nikita Chrušcëv (politico sovietico di lungo corso) a «Ci sono degli uomini politici, che sarebbe bene chiamare politicanti, i quali, se avessero come elettori dei cannibali, prometterebbero loro missionari per cena» di Henry Louis Mencken (giornalista americano).

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