A l'antenne!

Le mardi matin sur Top Italia Radio à partir de 9h00, je suis à l’antenne pour une heure environ et je propose une émission dans laquelle je traite différents arguments. J’espère que ce rendez-vous intéresse le public et j’invite les lecteurs du Calepin à se joindre à moi.
Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un instrument excentrique pour un homme qui fait de la politique, je travaille avec la radio depuis presque trente ans. Je n’étais qu’un adolescent lorsque j’affrontai les micros de Radio Saint-Vincent pour suivre ma passion, à dix-huit ans Turin Radio Reporter 93 fut mon premier lieu de travail et à vingt ans je me retrouvai, journaliste Rai, à présenter « La Voix de la Vallée ».
Il s’agissait d’une émotion qui avait une double valeur : la radio avait pour ma génération une importance et une influence qui étaient extraordinaires. La télé ne transmettait que pendant quelques heures par jour, sur une seule chaîne en noir et blanc. Les nouvelles arrivaient dans les maisons à travers les ondes radio. Le journal radio du matin et celui du soir étaient un lien avec le monde et la Voix représentait un rendez-vous incontournable. Faire de la radio avec l’esprit de pionnier qui caractérisait les radios privées et le professionnalisme de la RAI a été comme un rêve vécu avec la résolution et l’insouciance qui caractérisent la jeunesse. Tout était découverte et l’envie d’informer poussait à remplir de passion et d’engagement cette tâche : on ne veillait sans doute pas aux horaires de travail, on se sentait au service du public.
La deuxième émotion était donnée par l’incrédulité d’être de l’autre côté, non pas avec ceux qui écoutent, mais avec ceux qui construisent les émissions, en découvrant les stratagèmes des coulisses.
Je n’ai jamais quitté ce lien avec la radio : je pense aux émissions sur Radio Monte Rosa, aux interviews sur radio Valle d’Aosta 101 et sur Radio Mont-Blanc qui, avec un répétiteur sur l’Aiguille de Trélatête transmettait de Aoste sur le territoire français, où les radios privées étaient interdites. Voilà les raisons d’un attachement que je voulais récupérer, maintenant que j’ai le temps de le faire. J’aime la radio : son histoire est celle d’un succès continuel et d’une grande évolution en l’espace de quelques années. Les nouveautés techniques garantiront, même dans le futur, le succès de cet instrument et j’estime qu’un système d’émission radio efficace représente, et cela vaut sans aucun doute pour notre région, un élément de cohésion pour la communauté.

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