La Cours de Comptes ed i rischi per lo sci

Un'insegna della Cour des ComptesNel rapporto annuale della "Cour des Comptes" francese - modello da cui analoghe istituzioni si sono diffuse negli ordinamenti di altri Stati - non esiste solo una parte di controllo e di repressione dei danni erariali, ma esiste - praticamente a coprire tutti i settori pubblici -una capacità di proposta e di stimolo a beneficio degli amministratori pubblici a tutti i livelli. Proposte e non solo paura per eventuali conseguenze delle azioni svolte nel proprio lavoro.
Per chi abbia voglia di farlo, sul sito della "Cour des Comptes" trovate un impressionante e poco parruccone "Rapport annuel 2018", uscito in questi giorni, molto corposo e organizzato per tomi, che contiene raccomandazioni che a mo' di un semaforo. In verde c'è la constatazione di progressi fatti, in arancione quando la Corte insiste, mentre il rosso fa suonare l'allarme.

Qualche titolo? "Amplifier la modernisation numérique de l'Etat" oppure "La politique vaccinale" o ancora "Les aides à la presse écrite". Fra questi c'è un documento prezioso anche per la Valle d'Aosta, vista l'affinità del tema, causata dalla similitudine del territorio, che ha come titolo: "Les stations de ski des Alpes du nord face au réchauffement climatique: une vulnerabilité croissante, le besoin d'un nuoveau modèle de développement". I francesi non hanno eguali, per chiarezza e spirito cartesiano, nel montare dossier come questi. La presentazione sintetica ne è un esempio: "Atout majeur du tourisme national, le domaine skiable français occupe, selon l'enneigement et les saisons, le premier ou le second rang mondial avec les États-Unis et devant l'Autriche. Activité économique primordiale des territoires de montagne en Auvergne-Rhône-Alpes, le tourisme est créateur d'emplois et producteur de richesse. Parmi les 171 stations de ski que compte la région, 131 sont situées dans les Alpes du nord. Favorisée par un réseau dense d'infrastructures et un soutien important et constant des pouvoirs publics, l'économie de la neige a accompagné depuis les années 1960 la reconversion agricole et industrielle des zones de montagne.
Alors que ce secteur est désormais mature, ce moteur des économies alpines est confronté aux conséquences du réchauffement climatique"
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La "Cour" dà in seguito conto dell'attività svolta e delle raccomandazioni date per poi ricordare come il frutto del lavoro presentato due giorni fa è basato su indagini e incontri con chi, sul terreno, si occupa delle questioni. Non si ragiona, insomma, solo sulle carte chiusi nei propri palazzi. In sintesi così si scrive più avanti: "Alors que, face à des opérateurs puissants et intégrés, les collectivités étaient invitées à se regrouper pour peser à bonne échelle sur les enjeux de développement, l'enquête a constaté un statu quo, voire l'aggravation de certains déséquilibres:
- le réchauffement climatique affecte toutes les stations, mais celles de moyenne et surtout de basse montagne sont davantage fragilisées;
- la persistance de l'asymétrie de la relation entre autorités organisatrices et exploitants freine les adaptations nécessaires.
Le modèle de développement fondé sur l'augmentation du débit des remontées mécaniques et la croissance continue de l'offre d'hébergement atteint ses limites alors même que la contrainte financière réduit les capacités d'investissement. Dans un marché aujourd'hui mature et soumisaux évolutions de la demande touristique, les conséquences du réchauffement climatique ne peuvent être ignorées.
La concomitance de ces enjeux doit donc conduire les collectivitésà faire évoluer rapidement la gouvernance et le fonctionnement des domaines skiables pour s'adapter suffisamment tôt à un futur où le ski et les sports de neige ne seront plus leur unique ressource. Pour les stations de basse montagne, préparer la reconversion est dès à présent nécessaire.
Face à des défis croissants les stations nord-alpines doivent s'engager dans un développement plus équilibré. Les 17 domaines examinés affichent un chiffre d'affaires (CA) de 568,3 M€, soit 53 pour cent du chiffre d'affaires global des remontées mécaniquesdes stations des Alpes du nord. Ils incluent de très grandes stations (CA>15 M€) comme Chamonix, de grandes stations (CA entre 5 et 15 M€) comme Megève, Morzine ou Les Gets et quelques moyennes et petites tations (CA<5 M€) du Vercors, de la Chartreuse ou du Sud du Jura.
À la différence de ses principaux concurrents (États-Unis, Autriche, Italie), l'économie de la neige présente, en France, des spécificités quienferment l'exploitation de ses domaines skiables dans un régime de droit public, faisant peser des contraintes spécifiques notamment sur la gestion des remontées mécaniques, fréquemment confiée à des opérateurs par les collectivités. Dans ces conditions, le contrôle du service délégué par des communes de taille modeste se révèle difficile"
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Più avanti si entra nel merito del cambiamento climatico: "Entre 1880 et 2012, les températures moyennes dans les Alpes ont augmenté de plus de 2° C. Cette tendance s'accélère et se renforce. Elle annonce, d'ici la seconde moitié du siècle, une modification sensible des conditions d'enneigement et l'élévation concomitante de l'altitude permettant la viabilité de l'exploitation des domaines skiables.
Pour les stations des Alpes du nord, dont les altitudes moyennes vont de 984 mètres à 2.501 mètres, les conséquences du réchauffement sont immédiates et importantes.
L'exploitation de séries longues de température et d'enneigement permet d'illustrer, aux différentes altitudes de l'échantillon examiné, l'évolution de l'enneigement naturel des stations de basses et moyennes montagne. Sans être prédictive pour un massif donné, ou pour l'altitude critique à l'horizon 2050, ces données confirment l'ampleur de la baisse de l'enneigement de début et de fin de saison pour les stations les plus basses comme Les Gets (1.172 mètres) ou Pralognan-la-Vanoise (1.420 mètres).
Ces projections illustrent les défis auxquels doivent faire face les domaines skiables dont l'altitude moyenne est inférieure à 1.700 mètres, soit la totalité d'entre eux dans l'Ain et la Drôme, 85 pour cent en Haute-Savoie, 72 pour cent en Isère et 28 pour cent en Savoie.
En haute montagne, le recul des glaciers remet en cause la pratique du ski d'été ou la fréquentation estivale de voies et de parcours devenus plus instables ou dangereux.
À Chamonix, où la température moyenne a crû de 1,75 °C en 75 ans, le retrait de la Mer de Glace rend difficile l'accès à certaines installations historiques telles la Grotte de Glace creusée dans le glacier. Plus au sud, les Deux Alpes offraient jusqu'à 228 jours de ski par an (dont 71 en été) grâce au glacier du mont de Lans; la station a procédé, à l'automne 2017, à l'installation de six enneigeurs entre 3.200 et 3.300 mètres d'altitude. À Tignes, l'accès au glacier de la Grande Motte, au cœur du parc national, devient de plus en plus difficile. Les remontées mécaniques qui le desservent sont moins accessibles en été et en automne. Les aléas climatiques ne permettent plus 294 jours d'exploitation par an, mais un ambitieux projet d'enneigement artificiel au-dessus de 2.800 mètres a été engagé, pour éviter l'abandon des ouvertures estivales et automnale. Le déficit d'enneigement fragilise plus fortement encore les saisons en basse et moyenne montagne. La viabilité économique de l'exploitation d'un domaine skiable suppose une durée minimale d'ouverture de 100 jours (généralement entre le 1er décembre et le 15 avril). En réduisant la période ou le périmètre de "sûreté en neige" l'élévation de température affecte la fréquentation dans des proportions qui peuvent devenir critiques pour l'équilibre des finances locales"
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Mi fermo qui e chi è interessato potrà leggerlo altrove, come segnalavo.
Questi problemi di equilibrio economico e di impatto del cambiamento climatico sono uguali qui come Oltralpe, anche se da noi la gestione ha carattere pubblico di livello regionale e in Francia esistono realtà come la "Compagnie des Alpes" che fa capo all'equivalente della "Cassa Depositi e Prestiti" italiana, che di recente ha acquisto il complesso "Alpila - Valtur" non si sa bene con quale strategia sul turismo montano.
Sono comunque argomenti su cui riflettere per tempo e nello n inganno soprattutto l'inverno attuale freddo e nevoso, che è episodio che non cambia i dati scientifici del riscaldamento globale.

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