November 2014

La nuova Commissione europea al lavoro

Federica Mogherini a BruxellesDa oggi inizia l'avventura del nuovo presidente della Commissione Europea, il lussemburghese Jean-Claude Juncker, vecchio navigatore della politica comunitaria. Per l'Italia, Matteo Renzi ha battuto i pugni sul tavolo per avere - unica italiana in Commissione - Federica Mogherini, che sarà l'Alta rappresentante per la Politica estera. Dovrà dimostrare che il suo ruolo conti davvero qualcosa e anche che sarà all'altezza delle attese. Sono dieci i punti del programma del nuovo Esecutivo europeo, che qui ricordo, come sintetizzati dal sito "Toute l'Europe".

  1. Un nouvel élan pour l'emploi, la croissance et l'investissement. Jean-Claude Juncker n'est pas favorable à l'endettement public pour la stimulation de la croissance, qui ne peut provenir, selon lui, que des entreprises. Pour autant, il estime qu'il est possible d'utiliser "les fonds publics disponibles au niveau de l'Union pour stimuler l'investissement privé dans l'économie réelle". Pour cela, le chef de l'exécutif européen souhaite mobiliser jusqu'à 300 milliards d'euros supplémentaires d'investissements publics et privés dans l'économie réelle au cours des trois prochaines années, un nouvel accroissement du capital de la Banque européenne d'investissement et permettre plus de souplesse dans l'utilisation de ces fonds publics. Plus précisément, la Commission prévoit d'investir dans les infrastructures, les réseaux à haut débit, les réseaux d'énergie, l'éducation, la recherche, l'innovation, les énergies renouvelables ou encore l'efficacité énergétique. En filigrane, ces financements doivent servir à réduire le taux de chômage des jeunes dans l'Union.
  2. Un marché unique du numérique connecté. Jean-Claude Juncker veut instaurer un marché unique du numérique connecté, dans les six premiers mois de son mandat. Il souhaite supprimer les barrières nationales en matière de réglementation des télécommunications, de droits d'auteur et de protection des données, ainsi qu'en matière de gestion des ondes radio et d'application du droit de la concurrence.
  3. Une Union plus résiliente sur le plan de l'énergie, dotée d'une politique visionnaire en matière de changement climatiqueLa dépendance énergétique de l'UE a refait surface à l'occasion des conflits en Ukraine, augmentant les tensions avec la Russie, grand exportateur de gaz en Europe. La nouvelle Commission européenne souhaite diversifier les sources d'approvisionnement en mettant en commun les ressources des États membres, en combinant les infrastructures et en essayant de parler d'une seule voix lors des négociations avec des pays tiers. Elle met également l'accent sur la nécessité d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et de renforcer l'efficacité énergétique, pour être le leader en matière de lutte contre le réchauffement climatique pour la réunion des Nations unies sur le climat à Paris en 2015.
  4. Un marché intérieur plus approfondi et plus équitable, doté d'une base industrielle renforcée. Jean-Claude Juncker souhaite achever le marché intérieur des biens et des services et met l'accent sur l'industrie, dont le poids dans le PIB de l'UE devrait être ramené "de moins de 16 pour cent aujourd'hui à 20 pour cent d'ici 2020". Il veut améliorer l'environnement des entreprises et faciliter l'accès aux marchés et aux financements, en particulier pour les PME. Malgré l'augmentation des critiques envers la liberté de circulation des travailleurs, Jean-Claude Juncker souhaite conserver la directive actuelle concernant le détachement de travailleurs, tout en permettant une révision "ciblée" pour lutter contre le dumping social. La Commission désire poursuivre l'Union bancaire en opérant un contrôle plus strict des banques, en luttant contre l'évasion et la fraude fiscales, en adoptant des règles renforcées pour lutter contre le blanchiment des capitaux, et en instaurant une assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés ainsi qu'une taxe sur les transactions financières.
  5. Une Union économique et monétaire plus approfondie et plus équitable. Dans la continuité, la nouvelle Commission conservera les normes adoptées au plus fort de la crise en les ajustant et encouragera de nouvelles réformes structurelles, en faisant appel, si nécessaire, à des incitations financières au moyen d'une capacité budgétaire ciblée au niveau de la zone euro. Elle proposera de remplacer la "troïka" par une structure dotée d'une légitimité démocratique accrue, basée autour des institutions européennes, avec un contrôle parlementaire renforcé, tant au niveau européen que national et une évaluation des incidences sociales lors des programmes de soutien. Elle souhaite également améliorer la convergence des politiques économiques, budgétaires et de marché du travail au sein de la zone euro.
  6. Un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les États-Unis. Source de nombreuses tensions à l'intérieur de l'UE, l'accord de libre-échange avec les États-Unis est au programme de la nouvelle Commission. L'abolition totale des droits de douane et la reconnaissance réciproque des normes doivent, selon le futur président de la Commission, être mises en place. Sans que cela ne remette en cause les standards européens en matière de sécurité, de santé ou encore de diversité culturelle. En revanche, contrairement à la précédente équipe, Jean-Claude Juncker est contre la clause créant des tribunaux spécialisés pour certains litiges opposant Etats et entreprises.
  7. Un espace de justice et de droits fondamentaux basé sur la confiance mutuelle. La nouvelle Commission devra faire adhérer l'Union à la Convention européenne des droits de l'homme, imposée par les traités. Elle veut poursuivre la coopération judiciaire entre les États membres, la lutte contre les discriminations et contre la criminalité transfrontière et le terrorisme. Jean-Claude Juncker souhaite renforcer la protection des données personnelles, notamment face à la surveillance de masse de la part des États-Unis rendue publique l'année dernière.
  8. Vers une nouvelle politique migratoire. Les nombreux décès d'immigrés lors de naufrages en Méditerranée ont soulevé les critiques face à la politique migratoire de l'UE. La Commission souhaite une nouvelle politique européenne en matière d'immigration légale et le réexamen de la "carte bleue", qui vise à faciliter l'entrée, le séjour et le travail des étrangers hautement qualifiés sur le territoire de l'UE. Jean-Claude Juncker veut "s'attaquer plus résolument à la question de l'immigration clandestine". Pour cela, la Commission veut sécuriser les frontières extérieures de l'UE en renforçant les capacités opérationnelles de "Frontex", l'agence européenne pour la gestion des frontières et mettre en place des équipes européennes de garde-frontières. Jean-Claude Juncker précise que "cette tâche incombe conjointement à tous les États membres de l'UE".
  9. Une Europe plus forte sur la scène internationale. Jean-Claude Juncker souhaite améliorer la politique étrangère de l'Europe en donnant un rôle plus important à la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Le chef de l'exécutif européen veut également renforcer l'Europe en matière de sécurité et de défense. Il encourage la coopération renforcée dans ce domaine, prévue par les traités, grâce à la coopération structurée permanente. Sans équivoque à propos des élargissements, Jean-Claude Juncker affirme qu'il n'y en aura pas dans les cinq prochaines années.
  10. 10) Une Union du changement démocratique. Enfin, Jean-Claude Juncker a pour ambition de réformer en profondeur la communication de la Commission européenne. Son but est de la rendre plus politique, à la manière d'un véritable gouvernement, des responsabiliser les commissaires et de renforcer la transparence. "C'est un dialogue politique et non technocratique que je veux avoir avec vous", indique-t-il dans son programme. A cet égard, le président de la Commission entend encore approfondir les liens avec le Parlement européen.

Mah! I temi sono ambiziosi in una Commissione frutto di un grande compromesso politico. Questo avviene in un periodo economico e politico difficile, in cui è azzardato fare previsioni.
Il decalogo ha di certo un suo valore e non solo per la politica europea. Ma, si sa, con espressione latina, di come la politica sia sempre più "imago sine re", immagine senza sostanza...

Onore a chi combatte Ebola

Il centro pediatrico di 'Emergency' a GoderichIntanto ci vuole una premessa: qualunque medico sia andato o vada volontario in Africa, per prestare la sua assistenza, va considerato meritevole per questa sua iniziativa umanitaria. Ho parlato nel tempo con molti di loro e, pur con differenze che esistono fra i Paesi, c'è un problema di una media assai bassa nella qualità della Sanità nell'intero Continente. Sono racconti tristi e talvolta strazianti, in cui la malattia si intreccia con la povertà e la morte incombe - tanto per essere chiari - con modalità impensabili nelle nostre società occidentali. Tante volte mi sono chiesto, al di là della beneficenza che come tale non deve avere un risvolto pubblico, che cosa potrei fare io stesso laggiù di utile e purtroppo, non avendo capacità pratiche, temo che sarei solo un impaccio.
Per cui ammiro questi dottori che sono ormai affetti dal "mal d'Africa", quella malia che solo gli stupidi bollano come una nostalgia di stampo colonialista. Si tratta, invece, di una fascinazione e di una simpatia che alimenta, per chi è un volontario vero, il desiderio di tornare per aiutare popoli e terre che vivono in condizioni difficili.
Ecco perché il medico di Quart, di cui conosco il nome ma non lo faccio perché immagino che così lui abbia chiesto, oggi in "quarantena" in Valle d'Aosta a seguito di un suo soggiorno nella Sierra Leone, è una persona da apprezzare e da ammirare. I timori, come è noto, dipendono proprio dal fatto che Ebola ha una diffusione particolarmente grave in quel piccolo Paese con sei milioni di abitanti, già colonia inglese, che si trova in Africa Occidentale, sulla costa dell'oceano Atlantico. La nazione confina con la Guinea a nord e a est, e con la Liberia a sud-est. Questa e complessivamente una delle zone più a rischio.
Scrive "Emergency" sul suo sito: "In Sierra Leone l'epidemia di Ebola è fuori controllo: ogni giorno si ammalano più di cinquanta persone. Per far fronte a questa emergenza, giovedì 18 settembre 2014 Emergency ha aperto un Centro per la cura dei malati di Ebola a Lakka, a pochi chilometri dalla capitale Freetown".
Così si spiega con maggior dettaglio: "Abbiamo deciso di aprire questo Centro perché l'epidemia non accenna a fermarsi: i casi positivi aumenteranno e c'è bisogno di altro personale sanitario, altri reparti di isolamento e altri posti letto per la cura dei malati (...) Emergency ha appositamente allestito una struttura messa a disposizione dal ministero della Sanità locale. La struttura è suddivisa in un'area di attesa, un'area di triage, un'area per l'isolamento dei casi sospetti dotata di 10 posti letto, un'area dedicata alla cura dei malati da dodici posti letto, una zona di disinfezione e un obitorio. A queste si aggiunge l'area dei servizi con spogliatoi, magazzini, lavanderia, cucine. Presso il Centro di Lakka lavorano circa 110 persone tra medici, infermieri, logisti, ausiliari, personale delle pulizie. Gli operatori internazionali vengono da Italia, Serbia, Spagna e Uganda".
Il medico, come dicevo, è in quarantena (parola che definisce una modalità inventata dai veneziani giramondo) per essere sicuri che non abbia contratto Ebola e sia di conseguenza potenzialmente contagioso. Una possibilità considerata tenue e che, per altro, accende i fari sulle modalità di controllo reali. Viene "isolata" una persona che ha volato su un volo di linea e poi da Milano ha raggiunto Aosta in treno. Se ci fosse stato un reale pericolo, immagino che le modalità sarebbero state diverse, ma sfugge a quel punto la logica della "quarantena" (che poi sono una ventina di giorni...). Questa scelta, che pare dettata dalle regole nazionali, crea, infatti, sconcerto e inutili preoccupazioni nella popolazione.
Speriamo che Ebola si fermi e che l'Occidente decida di investire il necessario contro questa epidemia. Ma l'occasione dovrebbe essere utile, anche qui da noi, per testare procedure e modalità, visto che questa non sarà - purtroppo - né la prima e neppure l'ultima minaccia per una malattia contagiosa.

Uno scenario su cui riflettere

Michele Ainis«Basta con i fatti! Passiamo alle parole!». Ci vorrebbe lo spirito caustico del comico siciliano Pino Caruso per fotografare l'attualità politica.
E, invece, le parole scorrono e spesso non corrispondono neppure alla realtà. Ed è facile citare Carlo Collodi, autore del celebre "Pinocchio", quando spiega: «vi sono le bugie che hanno le gambe corte, e le bugie che hanno il naso lungo».
Una di queste ultime è la diminuzione complessiva del peso fiscale, quando dalla legge di stabilità - come spiega questa settimana l'articolo di copertina de "L'Espresso" - emergono tassazioni nascoste fra le righe.
Ma chi questa settimana se la piglia con tutta una serie di dissonanze sul ruolo del Parlamento e le riforme di cartapesta è il costituzionalista Michele Ainis.
Comincia il professore ancora con "L'Espresso" e con un commento sull'uso eccessivo dei decreti legge («uno spazio sconfinato per le materie trattate»), dei decreti legislativi (tipo "Job act") e dei voti di fiducia (per evitare franchi tiratori). Dati alla mano, ne mostra l'uso spropositato e persino fuori dal dettato costituzionale. Conseguenza? «Una museruola in bocca al Parlamento».
Ma lo stesso Ainis ieri scriveva, occupandosi delle riforme, un editoriale ficcante sul "Corriere della Sera", sotto il titolo "Vedi alla voce riforme smarrite": «Sarà che siamo tutti un po' nevrotici, volubili, distratti. Sarà che la memoria non è la prima qualità degli italiani. Ma non ci avevano raccontato che le riforme istituzionali devono precedere quelle economiche e sociali? Non si erano impegnati a liquidarle in un baleno? Certo, ammesso che la certezza trovi spazio fra le categorie della politica. E allora perché nessuno più se ne rammenta? Perché giacciono sepolte in una bara?».
Segue l'elenco: «Legge elettorale: timbrata il 12 marzo dalla Camera, al culmine d'una maratona notturna e di molte polemiche diurne. Ma da sette mesi chiusa nei cassetti del Senato, che non l'ha mai discussa. Riforma costituzionale: promessa da Matteo Renzi entro maggio, poi per giugno, infine approvata l’8 agosto dal Senato, con la minaccia di confiscare le ferie ai senatori. Nel frattempo sono andati in vacanza i deputati, perché alla Camera la riforma è ferma al palo. Regolamento della Camera: un anno di lavoro per generare un testo, poi sommerso da oltre trecento emendamenti. La prossima seduta cadrà dopo il 15 novembre, ma i "5 stelle" e Forza Italia non ci stanno. Vogliono attendere il nuovo bicameralismo, per non rischiare incoerenze. Da qui il dubbio che tormenta la politica: nasce prima l'uovo o la gallina? Da qui la nostra unica certezza: anche per oggi, non mangeremo l'uovo e non vedremo razzolare la gallina. Non è affatto vero, però, che nel dubbio la politica stia con le mani in mano. No, su ogni riforma rimugina, riflette, ripensa. E cambia idea come san Paolo sulla via di Damasco. L'Italicum? Premio di maggioranza alla coalizione, anzi alla lista. La riforma costituzionale? Licenziata con l'impegno del Governo di modificarla su aspetti per nulla secondari, come l'elezione del Capo dello Stato. Significa che i mezzi risultati fin qui raggiunti sono in realtà falsi risultati. La revisione della Costituzione richiede quattro letture; ma se la seconda correggerà la prima, ne serviranno cinque. Quanto alla legge elettorale, se cambia il suo principio fondativo toccherà riscriverla».
Il finale è fulminante: «"Ci vorrebbero degli dei per dare leggi agli uomini", diceva Rousseau. Se ci fosse, questo dio legislatore scriverebbe prima le norme costituzionali, poi i regolamenti parlamentari, poi la legge elettorale. E magari con l'ultima riga d'inchiostro detterebbe pure una legge sui partiti. Invece quaggiù c'è al lavoro un diavoletto, che forse ha deciso d’anteporre la legge elettorale a tutto il resto. E forse il resto è un’elezione in primavera, con un sistema che presume l'abolizione del Senato, perché l'Italicum vale solo per la Camera. Dal paradiso all'inferno, ma dopotutto ci siamo abituati».
Agro, certamente. Ma non si può neppure far finta di niente.
Ieri su "La Repubblica" Eugenio Scalfari così ammoniva Renzi: «Lui è convinto di essere l'uomo della storia di oggi. Attento però: la storia si può far bene oppure male. Da soli si fa male. Ci vuole una squadra. Una squadra senza un nome non ha senso. Un nome senza squadra meno ancora».
Belle frasi anche per la Valle d'Aosta.

Un uomo sul ponte

Oggi, andando in macchina verso casa, mentre affrontavo una rotonda, ho notato con la coda dell'occhio una persona corpulenta, che si trovava dall'altra parte del parapetto, sporta verso il vuoto, su di un ponte sulla "Dora". Mentre fermavo la macchina ed accorrevo, ragionavo che poteva essere una persona che aveva deciso di buttarsi per uccidersi, ma certo aveva sbagliato: c'era poca acqua nel fiume e il salto non era di certo mortale.
Ma poi, mentre osservavo altra gente avvicinarsi prima di me e riuscire a far scavalcare l'uomo per farlo tornare sulla strada, ho capito d'improvviso la dinamica: c'era, infatti, una corda fissata al tubo di ferro del parapetto e dall'altra un nodo scorsoio già fatto. Voleva impiccarsi gettandosi nel vuoto!
La persona - direi trentenne - sudata, tremante e con gli occhi pieni di pianto, è stata accompagnata alla macchina da persone amiche o forse parenti. Gli ho parlato e mi ha rassicurato e poi ho consigliato, a chi gli era vicino, di accompagnarlo all'ospedale.
Così finisce, in pochi minuti, questa storia. Restano preoccupazione e emozione.
Chi era? Perché? Cosa ne sarà di lui?

Dal pettegolezzo al gossip

Classica situazione di 'pettegolezzo'Chi ha conosciuto dei veneziani e ha avuto a che fare con la loro ironia acuta e canzonante - segno di una storia profonda che li ha forgiati - non si stupisce affatto che la parola "pettegolezzo" derivi dalla loro lingua (guai a chiamarlo dialetto!). Ricordo - lo dico per inciso - il mio collega parlamentare, Mario Rigo, che ricordava intelligentemente, così come qualche anno dopo mi confermò Massimo Cacciari, di come essere sindaco di Venezia finisca per consentire di avere ancora oggi un rango quasi da ministro, visto che chiunque conti nel mondo in Piazza San Marco e nel Palazzo Ducale, oggi Municipio, prima o poi ci deve passare.
Ma torniamo al temine "pettegolo", che risale al XVI secolo, nel significato di "chiacchierone indiscreto o maligno": dal veneziano "petegola", derivazione - e questa è un'intuizione giocosa di cui non ci si può non congratulare - di "peto", dalla locuzione "contar tuti i peti", elegantemente interpretata dal dizionario etimologico in "raccontare tutti i particolari insignificanti". Mentre io trovo - ma lo dico rozzamente, rispetto alla dolcezza ipnotica del veneziano - che "peto" (diversamente da "scorreggia", metafora più pecoreccia che viene da "perdere la correggia" e cioè "lasciare andare la cinghia che tiene il ventre") mette assieme rumori e odori, dando esattamente la sensazione sgradevole, orecchio e olfatto, del "pettegolezzo".
Ma oggi si usa molto di più, perché opera una forma di travestitismo e "fa fine", il sostantivo inglese "gossip", usato in italiano al maschile, che dalla enciclopedia "Treccani" on line è definito come "Pettegolezzo, chiacchiera indiscreta o mondana, specialmente nel gergo giornalistico".
"Questa parola - traggo dal blog di "Tiscali" - è entrata prepotentemente nella lingua italiana, sta ad indicare la stampa scandalistica, quella che tradizionalmente era chiamata cronaca rosa, genere antichissimo diffusosi oggi attraverso internet. Proliferano, infatti, i blog dedicati alle vicende dei personaggi famosi e alcuni siti di gossip sono considerati una fonte attendibile di anticipazioni di notizie che non passano subito attraverso altri canali informativi. L'etimologia della parola gossip si fa risalire all'Old english "godsibb", padrino. L'elemento "sib" significa "parente, congiunto, relazione di sangue" ed è rimasto in inglese moderno con la parola "sibling", fratello o sorella ovvero ognuno dei figli di una coppia di medesimi genitori". In questo assomiglia alla storia di "commérage", pettegolezzo in francese, che viene da "commère" (comare nel senso di madrina).
Ecco la conclusione, segno dei tempi: "Col tempo la parola "gossip" si è estesa a qualunque amico, uomo o donna, ma in particolare alle donne presenti per assistere le partorienti. Per estensione la parola è passata a definire il chiacchierare nell'attesa di un evento e il diffondere notizie, pettegolezzi. Quindi gossip è passato dalla sala parto ad Internet".
E' interessante l’evoluzione, in un'Italia dove a comprare il settimanale "Chi" sono mediamente tre milioni di persone e dove il quotidiano, un tempo comunista, "L'Unità" sta per essere comprato dall'editore di "Stop" e "Vero". Ma oggi il pettegolezzo viaggia soprattutto in Rete e i "social" sono cassa di risonanza di qualunque tipo di retroscena o di malevolenza, che non è notizia vera e propria ma sfocia appunto in pettegolezzo. Un genere di cui già si è impadronito da tempo la televisione, specie nella fascia pomeridiana a caccia di un pubblico medio-basso (ma in realtà il pettegolezzo non è classista e si applica a tutti i livelli) in cui il gossip non è solo più attrici e reali, ma anche scavo voyeuristico nella cronaca nera e pure nella politica.
Il pettegolezzo mi ha sempre divertito e in Valle la rete dei bar ha anticipato Internet. Su di me, ad esempio, ne scopro sempre delle nuove ed è passato il tempo in cui mi arrabbiavo, specie quando si oltrepassava il limite della decenza.
Si ascriveva un tempo una famosa frase a Giulio Andreotti "Nel bene o nel male, purché se ne parli", che in realtà è una frase di Oscar Wilde. Penso che lo stesso senatore Andreotti, durante i processi in cui venne poi assolto dall'accusa di vicinanza con la Mafia, abbia pensato che quella frase contenesse, alla fine, una forte dose di veleno.
Come dicevano i latini: "Audacter calumniare, semper aliquid haeret". Tradotto: "Calunnia con spudoratezza, qualche cosa resterà sempre".

Scegliere di morire

Brittany Maynard e la foto del suo matrimonioVorrei dire subito, per evitare equivoci, che rispetto chi per motivi religiosi rifiuta in tutto e per tutto il ricorso all'eutanasia. Capisco che chi è convinto della sacralità della vita respinga qualunque forma di morte assistita.
Ma questo - che può valere anche per un laico per proprie intime convinzioni - non deve impedire al Legislatore di affrontare il tema, ritenendo che la materia vada regolamentata per evitare una "terra di nessuno".
Anzitutto perché, come dimostra la scelta di molti italiani di uccidersi in Svizzera, secondo le regole sancite nella Confederazione elvetica, il problema esiste e si manifesta con la presenza di malattie perniciose e aumenterà con i problemi di una vita mediamente più lunga. Per cui far finta di niente significa solo spingere le persone, convinte di questa passo estremo, a spostarsi laddove si può scegliere di morire, avendo certezza del Diritto contro rischi esistenti di uscire dal seminato.
La vicenda più recente e anche commovente è così raccontata da Valentina Cervelli su "MedicinaLive": "Ha abbandonato la sua vita come aveva deciso, prendendo in contropiede quel cancro che l’aveva condannata a soli sei mesi di vita dalla sua diagnosi. Se ne è andata così, in silenzio, Brittany Maynard, proprio come aveva desiderato, attraverso il suicidio assistito.
Il cancro al cervello che ha colpito la ragazza, il glioblastoma multiforme, è uno di quelli che non lascia scampo. Aveva provato a curarsi, ma non c'era stato nulla da fare. E' stato quando si è persa ogni speranza che in insieme al marito ed alla famiglia si è recata in Oregon dove la dolce morte del suicidio assistito è contemplata ed ha fatto domanda per poterla attuare. E' morta nel suo letto, tra le braccia dei suoi cari nel giorno che aveva inizialmente preventivato, il 1° novembre. Solo Brittany sapeva quanto un simile passo sarebbe potuto essere difficile da compiere"
.
Ripeto: chi non è d'accordo lo fa legittimamente, ma chi in Vaticano ha tirato in ballo la "dignità" avrebbe vinto un premio a star zitto, compreso chi su "Avvenire" l'ha criticata «per non aver voluto affrontare il dolore». Taccia anche chi ha parlato di un'eccessiva mediatizzazione del caso.
Penso che anche per un gesto estremo come questo ci voglia coraggio, così come va compresa la volontà di creare con una vicenda personale un "casus belli". In Italia - il Paese dai mille tentennamenti - spetta al Parlamento, come avvenuto in tanti Paesi nel mondo, fare il suo dovere e trovare l'equilibrio giusto fra la libertà e l'autodeterminazione del singolo ed il rischio di abusi e facilonerie. Non farlo significa solo, come dicevo, alimentare "viaggi" per morire, dove è consentito sulla base di regole.
Oppure - come capita in Italia - il problema si affronta di nascosto, grazie alla discrezionalità e alla disponibilità dei medici che, in una logica compassionevole ("dolce morte" è un'espressione che non userei mai), si trovano a fare delle scelte sul crinale fra la vita e la morte, spesso quando ormai la vita - per scienza e coscienza - ha una logica vegetale.
Ma questo crea, in un momento delicato per chiunque ne sia coinvolto, situazioni potenzialmente discriminatorie. Spetta, infatti alla legge, nel rispetto assoluto di chi obietti e non voglia sentir parlare di eutanasia, consentire situazioni di assoluta eguaglianza fra quei cittadini che vogliano liberamente operare una propria scelta consapevole. Uno Stato inerte che, di conseguenza, decida in mia vece non mi piace.
Per sdrammatizzare ricordo quella fulminante battuta di Marcello Marchesi: «L'importante è che la morte mi colga vivo».
Fa sorridere, ma fa anche pensare.

Ah! La burocrazia!

Un classico esempio di un ufficio invaso dalla burocraziaE' interessante seguire il botta e risposta fra il giovane e impulsivo Matteo Renzi (classe 1975) , attuale presidente del Consiglio, e il nuovo presidente della Commissione europea, il lussemburghese, assai navigato e calcolatore, Jean-Claude Juncker (classe 1954).
Aveva cominciato nel corso della sua ultima presenza a Bruxelles, dove l'Italia ha la Presidenza del Consiglio, lo stesso Renzi, picchiando duro sui burocrati europei e lasciando intendere che sui costi dei Palazzi dell'Unione ci sarebbe stato da ridere. Il vecchio popolare (democristiano) Juncker, indirizzandosi a Renzi, che viene dalla stessa esperienza politica prima di "scalare" il Partito Democratico, ha risposto, con il dovuto recul temporale, dando del «superficiale» e chiedendo rispetto al leader italiano: «Devo dire al mio amico che non sono il presidente di una banda di burocrati». Controreplica Renzi, confermando la sua foga, che non credo gli porterà bene in Europa: «E' cambiato il clima per l'Italia, non vado a dire "per favore, ascoltateci", non vado con il cappello in mano». Probabilmente nessuno osa dirgli che al posto di usare la mazza ferrata sarebbe consigliabile l'uso del fioretto, evitando il "do di petto" del tenore. Perché i burocrati sono "burosauri" (definizione suppletiva, che è usata in italiano per identificare un burocrate che "opera con pignoleria nell'osservanza formale di norme desuete", derivata da una commedia degli anni Sessanta di Silvano Ambrogi) con la memoria d'elefante, specie se uno non ha proprio sempre le carte in regola.
Il fatto certo è che ormai "burocrazia" è una parolaccia, così come in Europa l'uso del francese "fonctionnaire", che ha assunto una valenza caricaturale. "Burocrazia" arriva in italiano dal francese nel Settecento, quando era quella la lingua franca e non l'inglese, e nasce dalla fusione di "bureau" (ufficio) e del greco antico "kratos", potere, autorità.
L'espressione, in negativo come qualcosa di patologico, la si deve ad un economista francese, Vincent de Gournay, che attorno al 1740 parlò per primo della "bureaumanie" e di una nuova forma di dominio, appunto la "bureaucratie": «Nous avons […] une maladie qui fait bien du ravage; cette maladie s'appelle la bureaumanie. Quelquefois, il en faisait une quatrième ou cinquième forme du gouvernement sous le titre de bureaucracie».
Sul sito di termini politilogici Las Toupie così si riassume in due round: "La bureaucratie est l'ensemble des fonctionnaires ou plus largement des employés affectés à des tâches administratives. Le fonctionnement de la bureaucratie est caractérisé par une hiérarchie claire, des postes de travail bien définis, une division des responsabilités, des procédures strictes, une gestion précise des dossiers... Le mot bureaucratie a été vulgarisé par Max Weber (1864-1920) et s'applique à toutes les formes d'organisation, même s'il est souvent associé aux pouvoirs publics".
Ecco il secondo senso: "Le terme bureaucratie désigne de manière péjorative une influence ou un pouvoir excessif de l'administration dans les affaires publiques ou dans la politique. La bureaucratie est alors caractérisée par sa lenteur, sa lourdeur, son manque de flexibilité, son incapacité à traiter les casparticuliers. Les décisions bureaucratiques son difficilement compréhensibles, peu conformes au bon sens ou à la démocratie. Pour le grand public, "bureaucratie" est souvent synonyme d'inefficacité, de paresse, de dépenses inutiles, d'effectifs pléthoriques, de privilèges. Le seul but de la bureaucratie serait d'assurer sa pérennité et de s'accroître toujours plus, au détrimentdes "vrais travailleurs". Ce type d'argumentaires est fréquemment utilisé par les partis populistes et les syndicats patronaux. La bureaucratie désigne aussi une forme de régime politique dans lequel le pouvoir réel est détenu et transmis par l'administration. La progression au sein de l'organisation n'est pas liée à l'efficacité, mais à la docilité, à l'appartenance à un réseau ou à un parti politique, souvent unique. L'exemple de régime bureaucratique le plus souvent cité est celui de l'URSS avec une bureaucratie très hiérarchisée au service d'un régime autoritarie".
Esiste in Europa, dunque, una burocrazia perniciosa, come denunciato da Renzi? In parte sì e un giorno ne scriverò, perché nell'esperienza europea ne ho viste delle belle, ma ne esiste una, pure peggiore, in Italia su cui ho testimonianze infinite. E dunque, semmai, è da combattere una certa forma di Stato, così come si è sviluppata nel tempo, dimostrandosi nella propria organizzazione come una vera e propria gramigna a detrimento dei cittadini e anche, purtroppo, dei politici sinceramente riformatori.
E allora che deve fare Renzi? Bene andare in Europa a chiedere cambiamenti, ma magari con proposte concrete e non con il piglio che rischia di farlo assomigliare a un Don Chisciotte senza averne i tormenti. Ma forse varrebbe la pena che si guardasse attorno a Palazzo Chigi e nei Ministeri e scoprirebbe che i burocrati italici non sono solo quelli del Ministero dell'Economia, che evitano semmai scelte spericolate, ma anche i mille e mille volte Azzeccagarbugli che paralizzano l'Italia.
Insomma: Roma-Bruxelles e ritorno.

Il futuro della Valle d'Aosta

Il nuovo libro di Caniggia e PoggiantiIl punto di partenza è ovvio: contro i troppo silenzi, contro un certo conformismo e anche contro i rischi dell'ignoranza e di certe miserie quotidiane più si parla della "question valdôtaine" e meglio è. Lo si deve fare ordinariamente, perché il tema ha una sua perennità, almeno finché ci sarà un popolo valdostano, così come è mutato nel tempo. Ogni epoca, però, ha il suo contesto e i suoi problemi conseguenti.
Chi mi segue sa bene che l'invenzione che mi piacerebbe avere sottomano è una macchina del tempo, che mi consentisse di poter viaggiare attraverso i secoli per capire bene e da testimone diretto alcuni passaggi della nostra Storia. E il rovello principale, oggetto di chissà quante "interviste impossibili" con protagonisti significativi di certi "eventi chiave", sarebbe quello di capire se e quanto ci fosse di consapevole - hic et nunc, mentre le si vivevano - su come certi fatti avrebbero pesato sui destini successivi dell'intera comunità. Insomma: ci sono dei bivi di fronte ai quali ci si trova e non sempre, forse, si ha la capacità di coglierne la reale portata. Ed è quanto - a naso - mi pare possa capitare di questi tempi rispetto all'attuale situazione dell'ordinamento valdostano, così come cristallizzatosi a partire dal secondo dopoguerra, ma con radici ben più profonde. Tutto porta a dire, come constaterebbe chiunque vedendo da un promontorio il mare ritiratosi verso l'orizzonte, che qui si prepara uno tsunami dalle conseguenze imprevedibili.
Tra due giorni, all'Hôtel des Etats in piazza Chanoux ad Aosta alle 21, verrà presentata - ed ho avuto dagli autori, Mauro Caniggia Nicolotti e Luca Poggianti, il privilegio di averne una copia in anteprima e dunque non ne "brucerò" i contenuti - la pubblicazione che lancia, nel dibattito che evocavo, il termine "Valdostanismo". Si tratta di un neologismo raramente adoperato in passato, anche in Consiglio Valle, con un prevalente significato un pochino canzonatorio. Quasi sempre, insomma, quando qualcuno da posizione autonomiste classiche prendeva in giro chi, da partiti nazionali veri e propri o da partiti locali camuffati da autonomisti, sembrava scoprire d'improvviso l'acqua calda del particolarismo valdostano.
Nel libro, invece, si spiegano le buone ragioni per usare questo termine, che ha i medesimi contenuti di quel "valdostanità", che mi è capitato di usare nel corso del mio impegno politico. I due autori ("Attenti a quei due", verrebbe voglia di scherzare, usando il titolo di un vecchio telefilm, perché ormai saranno "sorvegliati speciali" da chi veglia sull'"italianità" valdostana...) non sono nuovi alle ricerche, nel quadro delle loro attività culturali. Lo hanno fatto con il celebre inventore valdostano del telefono, Innocenzo Manzetti, con altre personalità analoghe del passato, con la "questione valdostana" (una nazione senza Stato) ed altri libri su aspetti culturali vari, ma sempre nel solco di fare della divulgazione che avesse però delle fondamenta solide, perché fare bene la sintesi prevede di partire da una conoscenza vasta, dimostrando la capacità di sfrondare per comunicare l'essenziale.
Caniggia e Poggianti, detto senza anticipare troppo, propongono un viaggio a favore della Valle d'Aosta e della sua libertà, evocando sin da subito tutto quanto di male e di brutto viene detto su questa nostra autonomia speciale. Partendo da un elenco che parrebbe scolastico, ma è un memento forte come fecero quella fontana di Cogne, cui hanno dedicato apposito volumetto. Si parte dalla Montagna alpina come elemento naturale, si passa alla costruzione dell'identità e ai diversi passaggi politici, si va al ruolo della religione e ai problemi linguistici sino alla proposta politica vera e propria - che spero un giorno di dibattere con gli autori - attorno al tema spinoso dell'indipendenza, come si è visto oggi con Scozia e Catalogna.
Avendo dedicato molto della mia vita ai problemi giuridici e culturali di questa piccola Valle d'Aosta, in un mondo che cambia con rapidità e con mutevolezze difficili da interpretare e da affrontare, sono lieto che certe questioni siano al centro di una rinnovata attenzione. Chi lo fa in più ci mette da sempre la faccia, come fanno in Valle d'Aosta - anche sui temi del "valdostanismo" - quei Signori o Signore che sulla stampa locale scrivono lettere di fuoco, chiedendo tuttavia di apporre in calce la firma più facile del mondo per non esporsi: vale a dire "lettera firmata".
Si tratta del coraggio dell'anonimato.

Dallo spleen a Babbo Natale

La prima firma del piccolo AlexisAlla fine ci si attacca a quello che si può per sconfiggere quel lato depressivo che porta l'autunno. Usavo, di tanto in tanto, perché la trovo molto espressiva, quel termine inglese "spleen", che significa "atteggiamento sentimentale malinconico". Poi scopro che è un termine inglese, che arriva dal tedesco, ma ha radici neolatine nel francese antico con "esplen", che sarebbe la milza, che tradisce origini ancora più profonde nel greco antico. Un organo che, nella medicina antica, veniva accusato di produrre un "umor nero" (da cui viene, non a caso, quel termine "melanconia" che significa "vaga tristezza" sempre appunto dalla bile nera, che era uno dei quattro umori cardinali), cosa che piaceva moltissimo ai letterati romantici. Forse la prima volta che ho sentito la parola è in quel passaggio di Cesare Pavese, quando il fascismo lo spedì in confino a Brancaleone in Calabria, e lui usa "spleen" in mezzo a parole italiane, ma lo fa bene, visto che conosceva l'inglese in maniera tale che gli consentiva di essere un'ottimo traduttore di libri.
Ecco il passaggio: "non si può niente che valga in questa incertezza di vita, se non assaporare in tutte le sue qualità e quantità più luride la noia, il tedio, la seccaggine, la sgonfia, lo spleen e il mal di pancia. Esercito il più squallido dei passatempi. Acchiappo le mosche, traduco dal greco, mi astengo dal guardare il mare, giro i campi, fumo, tengo lo zibaldone, rileggo la corrispondenza dalla patria, serbo un'inutile castità".
Ma poi ricordi che "Spleen" è una raccolta di poesie del grande Charles Baudelaire e della sua celebre:

"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir"
.

Credo che non ci sia nulla da aggiungere, se non che - critico come sono per la continua e persino ossessiva anticipazione del Natale, come raggio di sole nella cupezza stagionale con il vischio e la lucentezza della stella cometa e dell'albero - l'altro giorno mi sono molto divertito quando l'unico dei miei figli a credere ancora a Babbo Natale si è messo a scrivere - per quel che può non avendo ancora quattro anni... - la letterina a Babbo Natale. Sotto dettatura la sua mamma ha eseguito le "comande" con grande minuzia e preparato la busta con destinazione Polo Nord della missiva.
E il piccolo Alexis ha scritto con attenzione la sua firma sulla lettera finale: il suo primo contratto con chi deve deve portargli i regali natalizi.
Questa storiellina mi apre il cuore: altro che spleen!

San Martino e la sua estate

Un dipinto della leggenda di San MartinoSul sito francofono "carmina-carmina" c'è una bella sintesi di che cosa sia l'"Estate di San Martino", di cui nei giorni scorsi abbiamo goduto: «Le militaire Martin, venu de Hongrie, memore de l'armée romaine, partage son manteau avec un pauvre, à la porte d'Amiens. Bien mal lui en a pris, car il est interdit de détériorer le matériel militaire. En guise de punition, on l'a déshabillé, puis on l'a attaché à un poteau. Pourtant, il faisait bien froid. Mais tout à coup, le froid est tombé, le temps s'est radouci, le soleil est apparu et les arbustes ont refleuri. Pendant les trois jours de sa punition, le beau temps fit que Martin ne souffrît pas du froid. La nuit, il vit Jésus en songe qui lui promit un éternel printemps au Paradis et l'assurance que, chaque année, à la même époque, le beau temps apparaîtrait. C'est ce qu'on appelle l'été de la Saint Martin. D'autres racontent que ce radoucissement s'est produit après sa mort, lorsqu'on ramenait son corps de Candes à Tours.
La plupart des statues de Saint Martin le représentent sur son cheval, coupant son vêtement. C'est ce qu'on appelle "la charité Saint Martin"»
.
Come tutte le leggende, ha diverse chiavi di lettura e ce sono alcune che legano San Martino e il suo mantello di pelo al mito celtico dell'orso o persino all'immagine feconda della castagna che perde il riccio a favore del frutto che c'è all'interno. E la stessa logica della finta estate novembrina, a quaranta giorni dal solstizio d'inverno, ha il valore simbolico dell'arrivo vero e proprio dell'inverno. Ma corrisponde anche, per chi segue le costanti secolari dei dati meteo a disposizione, a un fatto climatico davvero esistente e provato scientificamente.
Scrive Cristina Siccardi sul sito dei beatisanti: "Nel tempo dell'Arianesimo visse un uomo di Dio che tutti ricordano per il suo gesto: alle porte di Amiens incontrò un povero pieno di freddo e con la spada divise il suo mantello per offrirgliene metà. Tuttavia la vita del vescovo e monaco Martino di Tours è ben più di questo gesto e, oltre ad essere costellata di scelte evangeliche e di azioni taumaturgiche, venne anche perseguitato dalla Chiesa divenuta perlopiù ariana. Nacque nel 316 o 317 a Sabaria, nella provincia romana di Pannonia (oggi Ungheria), dove il padre serviva l'Impero, dapprima come soldato, poi come tribuno militare. Trascorse l'infanzia nell'Italia del Nord, a Pavia, nuova guarnigione paterna. Benché i suoi genitori fossero pagani, a dieci anni volle diventare cristiano ed a dodici desiderò di vivere nel deserto, imitando gli asceti orientali. Ma fu costretto ad abbracciare la carriera militare, in virtù della legge che assoggettava allora in via ereditaria i cittadini dell'Impero alla loro condizione di nascita. Tuttavia, pur vivendo in quel contesto, Martino continuò a seguire i precetti evangelici. All'età di diciotto anni, quando donò metà del suo mantello al povero di Amiens, la notte seguente, Cristo gli apparve rivestito di quello stesso mantello: fu allora che decise di farsi battezzare. Terminato il periodo obbligatorio di servizio militare, a venticinque anni lasciò l'esercito e si recò a Poitiers dal vescovo Ilario. Una scelta fatta non a caso: Martino scelse di andare da un vescovo anti-ariano, organizzatore straordinario dell’opposizione all'eresia che entrò e rimase nella Chiesa dal IV (iniziò in Egitto) al VII secolo (gli ultimi residui rimasero fra i germani cristiani). Il vescovo di Poitiers, colpito da una condanna all'esilio per aver osato opporsi alla politica arianista dell'imperatore Costanzo II, dovette stabilirsi in Asia, mentre Martino raggiunse le regioni centrali dell'Illirico per convertire la madre al cristianesimo, ma fu esposto ai duri maltrattamenti che i vescovi della regione, acquistati all'arianesimo, gli inflissero.
Ritornò in Italia e organizzò un eremo a Milano, dove fu presto allontanato dal vescovo Aussenzio, anch'egli eretico. Non appena apprese il ritorno di Ilario dall'esilio, nel 360 si diresse nuovamente a Poitiers, dove il vescovo gli diede l'approvazione per realizzare la sua vocazione e ritirarsi in un eremo ad otto chilometri dalla città, a Ligugé. Alcuni seguaci lo raggiunsero, formando così, sotto la sua direzione, la prima comunità monastica attestata in Francia. Qui trascorse quindici anni, approfondendo la Sacra Scrittura, facendo apostolato nelle campagne e seminando miracoli al suo passare. «Colui che tutti già reputavano santo fu così anche reputato uomo potente e veramente degno degli Apostoli», scrisse Sulpicio Severo (360 ca.- 420 ca.) nella biografia a lui dedicata. Contro la sua volontà gli elettori riuniti a Tours, clero e fedeli, lo eleggono vescovo nel 371. Martino assolve le funzioni episcopali con autorità e prestigio, senza però abbandonare le scelte monacali. Va a vivere in un eremo solitario, a tre chilometri dalla città. In questo ritiro, dove è ben presto raggiunto da numerosi seguaci, crea un monastero, Marmoutier, di cui è abate e in cui impone a sé stesso e ai fratelli una regola di povertà, di mortificazione e di preghiera. Qui fiorisce la sua eccezionale vita spirituale, nell'umile capanna in mezzo al bosco, che funge da cella e dove, respingendo le apparizioni diaboliche, conversa familiarmente con i santi e con gli angeli. Se da un lato rifiuta il lusso e l'apparato di un dignitario della Chiesa, dall'altra Martino non trascura le funzioni episcopali. A Tours, dove si reca per celebrare l'officio divino nella cattedrale, respinge le visite di carattere mondano. Intanto si occupa dei prigionieri, dei condannati a morte, dei malati e dei morti, che guarisce e resuscita. Al suo intervento anche i fenomeni naturali gli obbediscono. Per san Martino, amico stretto dei poveri, la povertà non è un'ideologia, ma una realtà da vivere nel soccorso e nel voto. Marmoutier, al termine del suo episcopato, conta ottanta monaci, quasi tutti provenienti dall'aristocrazia senatoria, che si erano piegati all'umiltà ed alla mortificazione. San Martino morì l'8 novembre 397 a Candes-Saint-Martin, dove si era recato per mettere pace fra il clero locale. (...) Martino è uno fra i primi santi non martiri proclamati dalla Chiesa e divenne il santo francese per eccellenza, modello per i cristiani amanti della perfezione. Il suo culto si estese in tutta Europa e l'11 novembre (sua festa liturgica) ricorda il giorno della sua sepoltura. L'"apostolo delle Gallie", patrono dei sovrani di Francia, fu enormemente venerato dal popolo: in lui si associavano la generosità del cavaliere, la rinunzia ascetica e l'attività missionaria. Quasi cinquecento paesi (Saint-Martin, Martigny...) e quasi quattromila parrocchie in territorio francese portano il suo nome. I re merovingi e poi carolingi custodivano nel loro oratorio privato il mantello di san Martino, chiamato cappella. Tale reliquia accompagnava i combattenti in guerra e in tempo di pace, sulla "cappa" di san Martino, si prestavano i giuramenti più solenni. Il termine "cappella", usato dapprima per designare l’oratorio reale, sarà poi applicato a tutti gli oratori del mondo"
.
Aggiungo, avendolo letto altrove, che il Santo ha fatto pure un periodo d'eremitaggio all'isola di Gallinara davanti ad Albenga. I suoi andirivieni attraverso le Alpi rendono assai probabile il suo passaggio attraverso la Valle, ma tranne la leggenda del ponte di Pont-Saint-Martin (il ponte costruito ingannando il diavolo, rinvenibile in molti altri posti) e la nota parrocchia di Aosta (che viene citata in una bolla del papa Alessandro III del 20 aprile 1176) non so altro.
Ma, quando fa bello a novembre, anche da noi ci troviamo, senza sapere bene di quel dedalo di simboli e metafore in un'epoca di transizione per molti aspetti misteriosa, a rievocare il nome del Santo.

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