L'informazione travolta dalla fretta

Xavier Dupont de Ligonnès e la moglie Agnès HodangerLeggo tutti i giorni la stampa francese ef ascolto le catene radio d'Oltralpe. E' il grande vantaggio del Web, che ha cancellato certe impossibilità del passato con la "presse française", quando per arrivare in Valle d'Aosta faceva dei giri dell'oca, mentre le radio si potevano pigliare di sghimbescio solo sulle "onde medie".
Per questo anch'io mi sono appassionato da tempo ad una storia irrisolta e sulfurea di cronaca nera che ha sempre interessato per il suo côté granguignolesco in Francia e pure la trasmissione "Rai" "Chi l'ha visto?" se n'è occupata.
Si tratta della terribile e ambigua vicenda, che vide protagonista Xavier Dupont de Ligonnès, soprannominato il "mostro di Nantes", accusato di aver sterminato con cinismo la moglie ed i quattro figli nel 2011, seppellendone i corpi, per coprire i propri fallimenti economici, umani e sociali.

Da allora è ricercato e già diverse volte gli inquirenti, che pure non escludono il suo suicidio, hanno seguito nel tempo molte piste nella possibilità che il fuggitivo si sia intanto rifatto una vita sotto falsa identità. In tutti i Continenti è continuata la caccia all'uomo ed un arresto in Scozia, avvenuto venerdì scorso, pareva aver risolto il giallo e di conseguenza la prima pagina di tutti i mezzi d'informazione francesi vertevano su questa svolta.
Invece, come diremo, si tratta di un caso destinato ad essere emblematico rispetto alla vecchia storia dello "sbatti il mostro in prima pagina", peggiorata dalla velocità attuale dell'informazione fra "social" e reti radio e televisive che agiscono in continuo con informazione "H24" e dunque alimentano il rischio di propagandare notizie a caldo, che poi, come nel caso, risulteranno infine infondate.
Racconta bene la storia "Le Journal de Dimanche", il giornale francese che copre il buco nelle edicole la domenica, giorno in cui i quotidiani francesi, per antica ed anacronistica abitudine, non escono.
Venerdì si era ritrovato l'assassino, sabato mattina tutto era finito con figuraccia della Polizia scozzese, degli investigatori francesi e dei media e dei giornalisti saltati troppo in fretta sul caso, perché rassicurati dalle fonti sbagliate: "L'ADN a parlé. L'homme interpellé vendredi à l'aéroport de Glasgow n'est pas Xavier Dupont de Ligonnès. «Ce test s'est révélé négatif», a conforme samedi à l'AFP une source proche de l'enquête. Dans un premier temps, la Police écossaise avait indiqué que les empreintes digitales de cet homme correspondaient à celles du fugitif, soupçonné d'avoir tué sa femme et ses quatre enfants en 2011 dans leur maison familiale de Nantes. Mais peu à peu des doutes étaient apparus, notamment car les empreintes n'étaient que "partiellement" similaires et car il y avait une vraie différence d'apparence physique entre la personne arrêtée et Xavier Dupont de Ligonnès".
Mi pare istruttivo riportare quanto avvenuto come allarme per i rischi e le difficoltà di risalire alla bontà delle fonti informative. Ma, nel contempo, dovrebbe invitare a pensare come proprio la cronaca nera e quella giudiziaria vadano sempre soppesate, sapendo spesso quanto la foga di dare una notizia di un'inchiesta e di un arresto sia considerata prioritaria e diventi febbrile se riferita a questioni eclatanti. Lo sono molto meno, purtroppo, un proscioglimento, una sentenza positiva per l'accusato o una condanna mite, quando in partenza la vicenda pareva ben più eclatante e improvvidamente "gonfiata".
Ma torniamo al "JDD" che ha approfondito il tema è così dice l'articolo di Sarah Pailliou e Cyril Petit: "Arnaud Mercier, professeur en sciences de ­l'information et de la communication à l'Institut français de la presse, décortique les raisons des erreurs médiatiques et en tire les leçons. «Dans un tel contexte de défiance, les ­journalistes doivent jouer la ­transparence, accepter leurs faiblesses et présenter leurs ­excuses», explique le spécialiste. Il revient sur l'emballement médiatique autour de l'arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès mais aussi sur l'accélération du rythme de l'information. «Les gens veulent s'informer le plus vite possible»".
Un rapporto improprio fra l fretta degli uni per rispondere, violando certe regole di deontologia, alla fame di notizie di chi segue l'incalzare dei fatti in modo spasmodico.
Aggiunge poi Mercier su questo tilt mediatico: "Preuve en a été les notifications des médias reçues sur nos smartphones. Les sites Internet se sont jetés dans la course à l'audience sur un sujet sensationnel. Surtout, les chaînes d'information en continu ont une énorme responsabilité dès lors qu'elles ont décidé de passer en édition spéciale, un format qui crée une différence de perception pour le public. En basculant trop vite, elles ancrent dans les esprits que le fait est avéré et donc qu'il faut le décortiquer, l'analyser. Employer le conditionnel ou appeler à la ­vigilance n'y change rien: l'édition spéciale fait disparaître toute distance".
Annota infine: "Il y a aussi un phénomène classique dans les faits divers: l'extrême dépendance des journalistes aux policiers. Aucun journaliste ne peut attester des faits par lui-même aussi rapidement, alors ils font confiance à ces sources, qui parfois sont indirectes et peuvent se tromper. Je suis persuadé que, dans la balance entre le respect des règles de prudence et l'importance du scoop si l'info est vraie, la seconde l'a emporté. (...) Dans les années 1970, l'imitation médiatique ­existait déjà: quand on n'avait pas le temps de vérifier, on citait l'autre média pour reprendre l'information et en profiter. Mais les réseaux sociaux, les chaînes d'info en continu, les sites Internet (qui sont aussi de l'info en continu) créent le temps de l'urgence. Les gens veulent s'informer le plus vite possible".
Questa foga che si crea può - di fonte a situazione di corto circuito come quella evocata - creare un disastro.
Ma sulla vicenda specifica, in un editoriale sullo stesso "JDD", Hervé Gattegno osserva: "Résumons: envoyée sur une fausse piste, la Police a alerté prématurément la presse et le système s'est emballé, parce que rien ne justifiait d'attendre pour diffuser une information donnée comme certaine par ceux qui croyaient qu'elle l'était. Tout le monde s'est donc trompé sans que personne ait menti. C'est aussi simple, aussi bête que cela. Le reconnaître ne suffira pas à nous préserver (vous préserver) des contre-vérités à l'avenir. Mais à l'heure où prospèrent supercheries et intoxications de toutes sortes, amplifiées par des réseaux peu regardants, pour abolir peu à peu la frontière entre le vrai et le faux, c'est accepter l'idée que l'erreur est humaine et qu'elle nous guette; pour mieux la distinguer des mensonges qui nous menacent".

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